A UNE PERSONNE INCONNUE, A MADRID
Plaidoyer pour la Réforme. Thérèse de Jésus consent à être châtiée, mais ne peut supporter plus long temps la disgrâce du Père Général. La Réforme ne saurait être soumise aux mitigés. Moyens à prendre pour gagner les bonnes grâces du Général et arriver à constituer une province séparée.
[ En vérité, vous lui avez écrit assez de lettres2, et
vous lui faisiez par là beaucoup d'honneur; cependant, vous avez obtenu le contraire de ce que vous demandiez. Il n'écrit même pas à nos monastères; il ne traite d'aucune affaire; il agit comme s'il n'était pas notre supérieur. Je le vois clairement, on doit lui avoir dit quelque chose contre vous, pour qu'il ait une telle attitude à votre égard.
Ce que nous voudrions obtenir de notre révérendissime Père Général, ce sont trois choses très importantes pour nos monastères.
Tout d'abord, il faudrait lui persuader, si c'est possible, qu'il n'ajoute nullement foi à ce qu'on lui a dit contre Thérèse de Jésus; car en vérité, elle n'a jamais rien fait
1. Cette lettre, bien que longue, n'est pas complète. La première moitié paraît pour la première fois en français. Il y a, en outre, plusieurs corrections f¿ütes d'après la partie de l'autographe conservée à Alcalá de Henares, au couvent de Corpus-Christi, et un fragment inédit.