‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 128 sur 255 · Ce dernier fragment est restitué à la Collection · texte numérisé non relu

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six jours; son travail ne durera qu'une demi-journée, ou un jour tout au plus. Veuillez, malgré vos autres affaires, ne pas oublier de nous l'envoyer. Sachez que c'est très heureux que vous puissiez le charger de rendre le service qu'on demande. La chose vous paraîtra peut-être d'une minime importance ; les Pères de la Compagnie la regardent, au contraire, comme absolument indispensable.

Je ne sais comment récompenser Don Diégo 1 de tout ce que nous lui devons pour tant de charité. C'est d'en haut que doit lui venir le payement. Que Votre Paternité veuille lui présenter tous mes respects, et lui dire de ne pas vous abandonner, jusqu'à ce qu'il vous ait remis en lieu sûr. Je suis épouvantée de toutes ces morts arrivées par les chemins. Plaise au Seigneur, dans sa divine bonté, de vous en préserver î

Je me recommande aux prières de Madame doña Jeanne2. Présentez mon souvenir à Monsieur le Secrétaire3 et à ces dames. Mon grand désir est que nous ne soyons pas plus longtemps pour eux tous la cause de tant de souffrances.

Je vous annonce que notre Père Général a écrit à doña Quiteria, comme vous Je verrez par la lettre ci-jointe. Que Dieu pardonne à celui qui lui a fourni les informations les plus malveillantes sur nous ! Dans le cas où Sa Majesté nous accorderait la grâce d'avoir une province séparée, il serait bon de députer immédiatement vers lui quelques-uns de nos Pères, et nous deviendrons, je crois, les plus chers de ses enfants. En attendant, soyons-le de la divine Majesté, et advienne que pourra. Mais qu'il Lui plaise de nous garder Votre Paternité ! Amen.

1. Diégo ele Peralta, chez qui le Père Gratien vivait caché à Madrid.

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