‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 2 sur 255 · II · texte numérisé non relu

II

Quant au papier, il est clair que je ne vous l'avais pas envoyé; mais j'ai eu tort de ne pas vous prévenir. Je l'avais donné à une sœur pour le copier et elle n'a pu le retrouver. 11 n'y a qu'une chose à faire, c'est d'attendre qu'on nous en envoie de Séville une autre copie.

On vous aura remis, je suppose, une lettre que je vous ai envoyée par la voie de Madrid. Dans le cas où elle se serait perdue, je vais vous répéter ce que je vous y marquais, bien que je répugne beaucoup à me mêler de cette affaire.

Je vous disais tout d'abord qu'il y a dans cette maison de Fernand Alvarez de Péralta, que vous avez louée, une chambre qui menace ruine, d'après ce que je crois avoir entendu raconter. Regardez-y bien.

Je vous disais, en second lieu, de m'envoyer la petite caisse 1 et tous mes autres papiers qui se trouveront dans des liasses; il me semble que c'était un sac rempli de papiers; expédiez-le-moi bien cousu. Si doña Quiteria2 me mande par Serna le paquet qu'elle me destine, on pourrait le mettre daus ce sac. Envoyez-moi mon sceau. Je suis fatiguée de me servir d'un cachet qui représente une tète de mort; je préfère l'autre cachet, qui me représente Celui dont je voudrais voir l'image gravée dans mon cœur, comme elle l'était dans le cœur de saint Ignace. Que personne, excepté vous, n'ouvre la petite caisse, où se trouve, je crois, mon cahier d'oraison; gardez-vous, quand vous y trouvez quelque chose, de n'en rien dire à personne. Sachez que je ne vous donne pas cette autorisation; il ne convient pas, non plus, de vous l'accorder; vous pourriez croire que ce serait servir Dieu que d'en parler; mais il y

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