‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 219 sur 255 · II · texte numérisé non relu

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veuille pardonner à celui qui est cause que le monastère en est privé; il aurait réalisé de grands progrès dans la vertu, et toutes les sœurs eussent gagné à sa direction. Il reconnaît combien est juste la mesure qui a été prise; il vient même me voir, et je lui montre beaucoup de bonté, car cela convient ; je l'avoue, je suis très satisfaite de sa franchise. Mais le manque d'âge et d'expérience amènent de graves inconvénients. 0 ma mère, que le monde est plein de malice I tout est mal interprété par lui. Si nous ne profitons pas de la leçon qui vient de nous être donnée, et si nous ne nous tenons sur nos gardes, les choses iront de mal en pis. Veuillez, je vous en prie, pour l'amour de Dieu, vous rendre vieille désormais par votre prudence, puisque vous avez reçu une large part de cette leçon; je ferai de même de mon côté.

Je suis étonnée que vous ne m'ayez pas envoyé quelques strophes; certainement, on ne se sera pas contenté d'en composer peu pour votre élection ; j'aime qu'on se réjouisse avec modération dans votre monastère; quand j'ai trouvé à redire à cela, ç*a été à cause de certaines circonstances particulières. La faute en est à ma sœur Gabrîelle. Diteslui toutes mes amitiés; je voudrais bien lui écrire.

J'emmène pour sous-prieure de Villeneuve la sœur Saint- Ange1 et je choisirai la prieure parmi les sœurs de Tolède. Je ne sais encore qui je prendrai2. Que toute la Communauté prie instamment le Seigneur de tirer sa gloire de cette fondation. Je vous recommande Béatrix, qui doit faire grand'pitié. Marguerite me plaît par son petit mot, si elle est comme elle l'affirme. Avec le temps, tout s'aplanira, pourvu que les sœurs trouvent de l'amour en Votre Révérence.

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