‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 231 sur 255 · Monastère des Carmes déchaussés · texte numérisé non relu

Monastère des Carmes déchaussés

soit. [Vous savez, d'ailleurs, quelle méchante maison nos Pères voulaient nous faire acheter]. Je ne sais si la lettre où je vous en ai parlé une fois vous est parvenue1.

Je vous envoie sous ce pli la réponse de mon frère à votre lettre. Je l'ai ouverte par mégarde; mais je n'ai lu que le commencement ; dès que j'ai vu qu'elle n'était pas pour moi, je l'ai fermée de nouveau. [Le Père prieur me laisse dans ce monastère les actes nécessaires pour le recouvrement de l'argent d'ici; il me manque la délégation de pouvoir; elle est entre les mains de Monsieur Roch de Huerta, qui voyage du côté de Séville pour les besoins de sa charge. Veuillez envoyer ce pouvoir et celui que vous a demandé le Père prieur pour l'affaire de Valladolid; vous les expédierez l'un et l'autre à la prieure de cette maison].

Pour moi, si Dieu me donne un peu de santé, je quitterai Tolède peu après la fin du mois. On me commande d'aller à Ségovie ; de là, j'irai à Valladolid pour faire ensuite une fondation à quatre lieues plus loin, à Patencia. Les sœurs de Villeneuve ont du vous envoyer le récit de la leur. Je vous dis donc seulement qu'elles se trouvent très bien, et qu'à mon avis, elles procureront une grande gloire à Notre-Seigneur. J'avais emmené de Tolède pour prieure une fille de Béatrix de la Fuente2. Le choix est excellent. Cette religieuse est aussi parfaite pour les gens de ce pays-là que Votre Révérence pour l'Andalousie. Je lui ai donné pour sous-prieure la sœur Saint-Ange3, du couvent de Malagon, qui s'acquitte à merveille de sa charge. Elles ont deux autres religieuses d'une grande vertu. Que mes filles de Séville demandent à Notre-

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