M"° de Vélasco, sœur de don Jijan, Lopez (le Vélasco
LETTRE COCIX. 1580. 5 MAT 489
ai moi-même demandés. C'a été une vraie confusion dont je vous donnerai le récit plus tard. Ce n'était la faute de personne, sans quoi j'y aurais avisé à temps.
Jusqu'à ce qu'on ait parlé à l'archevêque, je ne sais s'il convient de traiter de notre projet pour Ségovie. Veuillez me dire immédiatement votre désir sur ce point; les charretiers ne vous manquent pas pour me transmettre votre réponse, en y mettant un bon port. Il serait impossible d'envoyer cette demoiselle à Ségovie sans prévenir d'abord les religieuses et sans avoir leur consentement. C'est à cette condition que le Père Ange m'a autorisée à lui ou vrir les portes de leur monastère. Je ne lui avais pas dit de qui il s'agissait. Pour moi, je souhaite encore plus que vous son entrée. A mon avis, le mieux est d'aller parler à l'archevêque chez lui. Il s'agit de s'y rendre par l'église où il entend la messe; je me tiendrai prête, et une fois ma démarche accomplie, je vous en rendrai compte].
Encore un mot. Plaise à Dieu de vous garder et de vous accorder les grâces queje Lui demande pour vous!
C'est aujourd'hui le 5 mai.
L'indigne servante de Votre Paternité,
Thérèse de Ji:sus.
LETTRE CCGX1.
1580. 6 Mai. Tolède.
a pierre-jean de c as ademon te , a médina.
Nouvelles de sa santé et des Romains. Heureuse marche des affaires de la Réforme.
JÉSUS
Que la grâce du Saint-Esprit soit toujours avec vous !
Comme j'ai été longtemps malade, j'ai omis de vous écrire, et cependant, j'avais un grand désir d'avoir des nouvelles de votre santé. Grâce à Dieu, je commence à aller mieux; mais je suis encore faible et je souffre beaucoup de la tête; [voilà pourquoi cette lettre n'est pas écrite de ma main. Je vous supplie de me répondre pour me donner des nouvelles de votre santé et de celle de doña Marie. Veuillez lui présenter toutes mes amitiés. Les cent ducats, je vous l'annonce, sont déjà à Madrid; et j'en suis très contente].
Une autre cause de joie pour moi, c'est que nos Romains2 se portent bien et que nos affaires sont en bonne voie. Veuillez me dire si vous avez des nouvelles de notre ami, le licencié Padilla. Je ne sais où votre réponse pourra me rejoindre, car je compte ne rester que très peu de
1. Un tiers de cette lettre est traduit pour la première fois en français.
2. Les Pères Jean de Jésus et Diégo de la Sainte-Trinité, envoyés à Rome pour obtenir le Bref de séparation des provinces.
jours dans cette maison. Vous pourriez la diriger à Ségovie. Plaise à Notre-Seigneur de vous garder et de vous donner la sainteté que je vous désire! Amen.
De Tolède, le G mai.
Votre indigne servante,
Thérèse de Jésus.
1580. 8 Mai. Tolède.