‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 25 sur 255 · II · texte numérisé non relu

II

de nommer archevêque de Tolède. Doña Louise est allée le voir dans la localité où il était, car elle a pris à cœur cette affaire ; elle est, d'ailleurs, dans les meilleurs termes avec lui. Voilà ce qu'elle m'a écrit. Gomme elle sera promp temen t de retour, elle me dira le reste. Annoncez cela à Monseigneur l'Evêque, à la Mère sous-prieure et à la sœur Isabelle de Saint-Paul; mais que ce soit sous le plus profond secret, afin qu'on n'en parle à personne; dites-leur de recommander ce projet à Dieu. Je le répète, n'en parlez pas à d'autres. Ces nouvelles sont vraiment excellentes. Mon séjour à Tolède aura donc été profitable pour tout, mais non pour ma tête, car j'ai eu plus de lettres à écrire que partout ailleurs.

Par la lettre ci-incluse de la prieure1, vous verrez comment on a payé la moitié du monastère, et comment, sans toucher à la dot de Béatrix et de sa mère, on paiera promptement tout le reste, avec l'aide de Dieu. J'en ai été très heureuse. Je suis également très contente de cette lettre d'Augustin2 que je vous transmets; elle m'apprend qu'il n'est pas allé là où il désirait. Cependant, je suis contrariée que vous lui ayez envoyé votre lettre sans attendre celle que je lui écrivais. Mais comme je dois en recevoir une de la marquise de Villena pour le vice-roi, dont elle est la nièce très chère, j'y joindrai la mien ne pour Augustin, à la première occasion sûre. Je suis bien préoccupée de voir encore ce frère au milieu de tant de dangers. Recommandez-le à Dieu, comme je le fais de mon côté.

Au sujet de ce que vous me demandez sur l'eau bénite,

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