Marie de Saint- Joseph, prieure de Sé ville
2. Don Augustin de Ahumada, après avoir gagné 17 batailles au Pérou, désirait y avoir un emploi. Tel n'était pas l'avis de la Sainte,
qui réussit à lui persuader de se désister.
LETTÜK Cl, XV. J T>77. 21 ET 28 FÉVRIER 67
je ii en sais pas le pourquoi; je vous raconte seulement ce que l'expérience m'a appris. J'en ai parlé à quelques personnes instruites et l'on n'y trouve rien à blâmer. Il nous suffit, d'ailleurs, comme vous l'observez, que l'Église l'approuve.
Si les sœurs qui ont entrepris la réforme du monastère ele Paterna ont à souffrir, elles empêchent, grâce a Dieu, beaucoup de péchés.
François de Salcédo dit bien vrai en s'exprimant comme il ie fait sur Madame Ospédal1; au moins il tombe juste quand il ajoute que, sous ce rapport, je suis comme elle. Présentez-lui tous mes compliments, ainsi qu'à Pierre de Ahumada.
Je termine cette lettre. Permei lez-moi seulement de vous demander si vous ne pourriez pas donner à Jean de Ovalle2 de quoi acheter quelques brebis. Vous lui rendriez un grand service et vous accompliriez un grand acte de charité. [Je vous ie demande, à la condition que cela ne vous gène pas].
J'ai changé tant de fois de plume pour écrire celle lettre qu'elle vous paraîtra pire que de coutume ; si les caractères sont mal peints, c'est là le motif, et non la maladie.
J'ai écrit hier cette lettre, et aujourd'hui je me suis levée mieux portante, grâce à Dieu. La crainte de n'être plus bonne à rien l'a sans doute emporté sur le mal.
Elle est charmante, ma compagne, avec son histoire du paveur. Elle m'a vanté son habileté, et je lui ai recommandé de vous en parler. Quoi qu'il en soit, la prieure assure que c'est un ouvrier entendu; elle doit le savoir; et alors, cet homme ferait notre affaire. D'ailleurs, elle connaît
1. saillie gouvernante de la maison de don François de salcedo.