‹ Lettres; traduction augmentée de plus de 70 lettres et 400 fragments, d'après les autographes de la Sainte et les copies authentiques des Pères Carmes déchaussée qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale de MadridChapitre 99 sur 255 · LETTRE CC VIII. 1578. 15 AVRIL · texte numérisé non relu

LETTRE CC VIII. 1578. 15 AVRIL

cela nie paraîtrait trop pénible pour Madame doña Jeanne1 ; et peut-être que cette enfant elle-même en aurait de la peine quand elle serait plus âgée. Oh! comme je désire, en outre, avoir votre autre sœur qui est au collège des Demoiselles2. Elle ne comprend pas ce qu'il lui faut; voilà pourquoi elle souffre; elle serait bien plus tranquille ici ((iio là où elle est.

Mon frère Laurent, qui vous porte cette lettre, se rend à la Cour, et de là, je crois, à Sévillc. [Veuillez trouver bon qu'il entre dans le monastère de nos sœurs de Séville et voie un fourneau de cuisine que la Mère prieure a installé, et dont on raconte des merveilles. Car, sans cela, nous ne pourrions en installer un semblable à Avila. Si ce fourneau est tel qu'on le prétend, ce sera un vrai trésor pour nos Pères et pour nous toutes. J'écris à la Mère prieure de laisser mon frère entrer pour qu'il l'examine. Mais, dans le cas où vous ne le trouveriez pas à propos, veuillez m'en aviser. Mon frère, d'ailleurs, doit rester plusieurs jours à Madrid. Ah! que ne pouvez-vous voir tout ce qu'on nous écrit de ce fourneau ! vous ne seriez plus étonné que nos sœurs d'Avila en désirent un de ce genre. Elles assurent que cela vaudrait mieux que la petite forge de Soto8; on ne saurait rien dire de plus fort].

La Mère prieure, je crois, vous écrit. Je ne vous dis donc pas autre chose, si ce n'est que je prie Dieu de garder Votre Paternité.

La prieure d'Albe est très mal. Ne manquez pas de prier Dieu pour elle. Malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, on perdra beaucoup en la perdant, car elle est très obéis-

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