NOTICES
Monsieur et cnEu confrère,
Vous m'avez demandé de vous écrire quelques lignes sur la première jeunesse de M. Doudan. Vous ne le connaissiez pas encore, et c'est l'époque où je l'ai le plus connu ; nous nous voyions tous les jours. Celui qui devait être, pendant près de quarante ans, un des ornements les plus distingués de cet hôtel de Broglie, le rendez -vous de tant de vertus et d'illustrations de tout genre, n'était alors qu'un pauvre petit répétiteur des dernières classes au collège de Henri IV. Son salon, ou plutôt tout son appartement, se réduisait à une grande cham])re, à peu près démeublée, qu'il occupait dans une vieille rue qui n'existe plus, je crois, aujourd'hui, la rue des Sept- Voies, et où l'on arrivait par un de ces escaliers obscurs dont on aurait peine maintenant à se faire une idée si la charité n'y allait pas encore quelquefois chercher l'indigence.
Croyez-moi, monsieur, une des soirées de cette misérable chambre, si l'on pouvait la reproduire, n'aurait rien à