‹ letude sur l'art de parler en publicChapitre 35 sur 45 · LA FIN DU DISCOURS OU LA PERORAISON · texte numérisé non relu

LA FIN DU DISCOURS OU LA PERORAISON

S'il est difficile de commencer, quand on improvise, il est encore plus de difficile de finir, c'est-à-dire

J de finir bien. La plupart des orateurs gâtent leurs discours par la longueur, et la diffusion est le plus grand inconvénient de l'improvisation. Là plus qu'ailleurs on n'a pas le temps d'être court, et l'on risque toujours d'être entraîné par le courant des pensées ou des phrases.

Il arrive quelquefois, et c'est un malheur, qu'on n'est bien dans son sujet que lorsqu'il faut terminer; et alors sentant confusément tout ce qu'on a omis, et apercevant ce qu'il y aurait encore à dire, on veut se

-î rattraper en quelque sorte, et l'on recommence un développement quand il faudrait conclure. Cette recrudescence tardive et inopportune fait le plus mauvais effet sur l'auditoire qui, déjà fatigué, s'impatiente et n'écoute plus. L'orateur perd ses paroles etses peines, et tout ce qu'il ajoute pour éclaircir ou confirmer ce qu'il a dit, gâte ce qui a précédé et en détruit l'impression. Il se répète sans s'en apercevoir, et

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