FIN DU DISCOURS OU PERORAISON
Je sais qu'on peut finir autrement et avec succès, soit par des clioses piquantes, qu'on réserve pour la péroraison et qui aident à soutenir jusqu'au bout et même à réveiller l'attention de l'auditoire; soit par des périodes bien tournées, qui flattent l'oreille et excitent toutes sortes de sentiments plus ou moins analogues au sujet, soit de toute autre matière. Il y a sans doute des circonstances où ces artifices oratoires sont de mise, et peuvent être utiles ou agréables. Je ne les repousse pas, car à la guerre tous les moyens, que l'bumanité et l'honneur ne réprouvent pas et qui peuvent procurer la victoire, sont admissibles, et l'exercice de la parole est un véritable combat. Je constale seulement que la voie la plus simple est aussi la meilleure, et que les autres, tenant plus de l'art que de la nature, sont plutôt du ressort delà rhétorique que de la véritable éloquence.