LIVRE II
1 . — On dut faire plusieurs partages successifs afin de rétablir l'égalité des lots qui était constamment troublée. Dans le partage attribué à Lycurgue, neuf mille lots furent composés. (Voy. Schœmann, t. I, p. 248.)
2. — Ce n'est pas sans raison que l'auteur a écrit que les Spartiates se reposaient des fatigues de la guerre « dans le sptxtacle des travaux champêtres ». Le soin de ces travaux était
laissé aux esclaves. Un Spartiate ne vivait que pour la guerre et pour la chasse — image de la guerre.
5. — Le nombre des Spartiates, citoyens pleno jure, alla toujours diminuant : de neuf à dix mille qu'ils étaient à l'époque la plus brillante de leur histoire, leur nombre tomba à deux mille à l'époque d'Epitadée. Au temps d'Aristote, ils n'étaient plus que mille, et moins d'un siècle après ils n'étaient plus que sept cents.
I . — Pausanias, lorsqu'il visita Sparte plusieurs siècles plus tard, put encore vénérer cette étrange relique. Il ne faut rien moins que le témoignage formel d'un auteur aussi sérieux et aussi digne de foi pour que nous puissions admettre que la crédulité humaine ait pu se manifester d'une façon aussi grotesque... Il est vrai que certains modernes n'ont aucune raison de se moquer des anciens ! . . .
I . — La dissolution du mariage à défaut d'enfant n'était pas seulement facile à obtenir, elle était encore dans les prescriptions légales. Dès l'an 560, le roi Anaxandridas n'ayant pas eu d'enfant de sa première femme et refusant de s'en séparer, reçut des Éphores l'ordre de s'en adjoindre une seconde. (Schœmann, Ant. gr., p. 507.)