‹ Leucoplasies et CancerChapitre 5 sur 24 · ÉLÉMENTS LÉSIONS · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS LÉSIONS

L’hyperkératinisation est primitive

Cellules superficielles. RE ; et particulièrement manifeste.

Hypertrophié, 2 rangé Stratum granulosum. JI is FRE » 3, 4 rangées de cellules à éléidine.

2 Cellules intermédiaires au stra- À ; GI ee Nécrose (peu fréquente) des noyaux.

© tum et au corps de Malpighi.

ZT a Néa À s + D 1e Le LE:

Pas lors sensiblement plus développés qu’à l’état normal.

Plus abondante qu’à l’état normal, Éléidine. diffusant mème sur une étendue considérable.

LE : ; Sclérose secondair LV Fibres conjonctives. Sclé ose scco idaire et relativement { peu intense.

Pavilles Développement irrégulier et pré- 5 ÉLIRE a coce.

F Â Nuls auidebut de + sa. : ; uls au début, n’a 1 c Éléments inflammatoires. À NE PR RRe très tardivement.

Nerfs. Peu ou pas de sclérose.

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Pendant assez longtemps on a pu considérer la leucoplasie comme une affection spéciale à la muqueuse buccale, mais peu à peu cette conception erronée a dû être abandonnée devant les faits précis publiés des côtés les plus divers ; néanmoins la vérité a été longue à se faire jour. Actuellement on connait une leucoplasie vulvo-vaginale et une leucoplasie des voies urinaires ; peut-être n'est-il pas irrationnel d'admettre qu'avec les recherches nouvelles l’extension de ces processus sera encore plus grande.

1° Leucoplasie vulvo-vaginale. — Le premier cas de

leucoplasie vulvo-vaginale semble avoir été observé par Thomas qui le décrivit sous le nom de vulvite folliculaire. Weir, qui revit la malade plusieurs années plus tard, en donne une bonne description sous le nom de psoriasis vulvo-vaginal ; en 1889, Jouin, qui eut l’occasion den observer un cas, se borna à le signaler.

« Néanmoins (r), c’est à Reclus que revient l'honneur d’avoir nettement posé la question de la leucoplasie vulvo-vaginale dans deux publications mémorables; cet auteur donne pour la première fois une description clinique de l'affection et fait en outre publier par son élève Bex une intéressante revue sur les leucoplasies et les

cancers de la muqueuse vulvo-vaginale.

(x) Picnevin et Perrrr.

nn 1 Penn , S

Dans ces travaux, Reclus, après avoir réclamé pour cette maladie une place spéciale dans le cadre nosologique, met nettement en lumière les affinités qui existent entre cette dernière et la leucoplasie buccale ; cette assimilation fait d'autant plus honneur à la sagacité de ce chirurgien que la leucokératose de la bouche n'était pas encore de notion vulgaire, et que, malgré les études dont elle avait été l'objet, l’imperfection des connaissances n'avait pas encore permis de la classer définitivement. » ;

Malgré cette importante contribution, la question ne Jaissait pas que d’être fort obscure ; la plupart des gynécologues eux-mêmes méconnaissaient cette affection et certains d’entre eux discutaient la légitimité de la leucoplasie vulvo-vaginale en tant qu’entité morbide.

Pour ne citer que deux noms, Pozzi et Michaux, dans deux traités justement célèbres mettent, pour le moins en doute, l'existence de la leucokératose vaginale. Le premier de ces auteurs soutient que ce qui à été décrit sous ce nom n’est qu'une variété de vaginite sénile ; sans aller aussi loin, Michaux émet cependant les plus expresses réserves sur la possibilité de l'existence d'’altérations leucoplasiques à la surface de la muqueuse vulvo-vaginale. Cette dernière question a été définitivement tranchée par les travaux de Pichevin et de Pettit:; la description du cas suivant est suffisamment explicite. « Les fragments de muqueuse excisés par M. Bouilly (observation XI) nous ont été remis fixés dans du sublimé. Nous les avons fait passer successivement dans

les alcools progressivement renforcés et les pièces ont

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