TA4S
ae c’est la présence d’un revêtement anormal, à caractères épidermiques accusés. L’épaisseur de ce dernier est souvent considérable mais sa structure est anormale; les éléments se répartissent, en effet, en deux groupes seu lement ; une couche basale formée de cellules polygonales à noyau et à corps cellulaire bien développé et une couche superficielle, succédant à la précédente sans transition, composée uniquement d'éléments kératinisés ; entre les strates cornés formés par ces derniers, s’'interposent des cellules chargées d’éléidine qui diffuse irrégulièrement dans l’ensemble du stratum corneum.
En somme nous trouvons ici tous les caractères signalés ci-dessus comme caractéristiques des leucoplasies
buccale et vulvo-vaginale.
3° Leucoplasie chez les animaux. — Dans un cas unique publié par Auguste Pettit et provenant d’un singe, mort à la ménagerie du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, cet auteur a constaté dans ‘le vagin des. altérations leucoplasiques acquérant une intensité considérable.
En dehors de son intérêt propre, ce cas est instructif à un autre point de vue : il nous montre combien sont fragiles toutes les théories étiologiques édifiées jusqu'à ce jour; l'existence des leucoplasies vulvo-vaginale et urinaire portait un coup décisif à l'influence exclusive attribuée au tabac par certains auteurs; cette dernière observation, de même, est incompatible avec l’importance
pathogénique prépondérante accordée à La syphilis.
MAnTILLA. 2