‹ Leurs sœursChapitre 5 sur 21 · LE BON CONSEIL · texte numérisé non relu

LE BON CONSEIL

Chez Jacques.

JACQUES. — C'est à moi que tu viens présenter tes devoirs ?

Françoise. — Oui, mon frère.

JACQUES. — Et à ma femme aussi, sans doute ?

. FRANÇOISE. — Non, puisqu'elle n'est pas ici.

JACQUES. — Comment le sais-tu?

Françoise. — Elle sort de chez nous.

Jacques. — Elle a été chez nos parents?

Françoise. — Tout à l'heure. Je parierais même qu'elle y est encore.

Jacques, ennuyé. — Ah! Et... elle t'a parlé ?

Françoise. — Elle a parlé et elle a pleuré,

Jacques. — C'est bien ça ; elle t'a mise au courant?

FRANÇOISE. — Mon Dieu, oui. Voilà pourquoi je suis accourue ; et j'ai besoin d'avoir avec toi une conversation de quelques minutes.

Jacques. — Je t'écoute.

Françoise. — Est-il vrai que vous voulez divorcer ?

Jacques. — La vérité pure. J'en ai pardessus mon chapeau.

Françoise. — C'est de la comédie.

JACQUES. — Du drame, du bon drame.

Françoise. — Après deux ans de mariage, seulement!

IEURS SŒURS 75

JACQUES. — Mais deux ans qui comptent !,

Françoise. — Elle se plaint de toi, -et beaucoup. Si ce qu'elle m'a dit est exact...

JACQUES. — Que t'a-t-elle dit?

FRANÇOISE. — Tout. ^

JACQUES. — Marthe est ^

folle.

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