‹ Lévolution de l'éducation dans les diverses races humaines;Chapitre 25 sur 129 · III. — L'Éducation des animaux domestiques · texte numérisé non relu

III. — L'Éducation des animaux domestiques

C^est surtout chez les animaux domestiques, que ces perturbations, ces métamorphoses de tendances innées sont aisément observables. On est môme en droit de s'étonner qu'après avoir avec tant de succès façonné à son usage le petit nombre d'animaux que nous connaissons, l'homme n'en ait pas asservi bien d'autres. Rares seraient sûrement les espèces quelque peu supérieures, qui résisteraient à un dressage^ méthodique et soutenu,

(1) Romanes, Évolution mentale des animaux, 165.

(2) Ibid., 228.

(3) Ibid., 165.

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comme onpeut le^ préjuger théoriquement et comme le prouvent 'bailleurs quantité d'essais isolés. Il est cependant à remarquer que, sauf le chat, resté du reste indocile, la plupart de nos animaux vraiment domestiqués appartiennent à des espèces sociables, qui à Tétat de nature, vivaient déjà en hordes ou compagnies plus ou moins nombreuses et que la vie commune avait antérieurement dressés à subir la volonté plus ou moins despotique de leurs compagnons les plus forts (1). Mais il est bien des espèces sociales, que Thomme n'a pas domestiquées ; et, quant aux autres, elles exigeraient seulement une éducation plus longue. En effet, on a réussi plus d'une fois à apprivoiser, c'est-à-dire à assouplir par une éducation spéciale, divers animaux solitaires et farouches, comme le loup, Tours, le lion, la panthère, etc. Il est d'ailleurs un moment, celui des amours, où les femelles des animaux les plus féroces se laissent volontiers approcher par l'homme et même demandent à être flattées (2). Enfin et surtout l'expérience démontre que tout dressage devient relativement facile, quand on s'adresse aux jeunes. En s'y prenant convenablement, en recourant tantôt à la violence, tantôt à la douceur, ou mieux à l'usage alternatif de Tune ou de Taulre, on arrive à dompter les espèces les plus farouches. Ainsi, on a pu dresser une panlhère à faire patte de velours, comme un chat, rien qu'en lui donnant pour récompense un peu d'eau de lavande, dont l'odeur lui procurait une sensation si forte et si voluptueuse à la fois, qu'en l'éprouvant elle se roulait de plaisir (3). — Il importe beaucoup de remarquer que, chez les animaux comme chez l'homme, une cHluralinii houbmlnle hriî^c le ('aiarirre. m *]v\v\o[h-

(1) R^ipiiiii^, So€if'tf's* rjnhiiftlrs, 17",

(2) iiraliiitet el Laurel, Atmiotnie romfmrtk itu^tjHêmt' th?rv€UX^ 1. 478,

(3) FraTikiiîK Vir ih\^ tUtiitttiujr, I, 233 [Mammrfènm).

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pant des instincts de méchanceté sournoise, mal dissimulés par une apparente soumission. Ainsi, au Paraguay, le cheval indigène, très doux de sa nature, est habituellement soumis à un dressage extrêmement violent. Avec un gros fouet, on Taccable de coups; avec de longs éperons, on lui déchire les flancs : il cède, mais devient rétif, mentalement indocile et il ne cesse de guetter une occasion favorable pour désarçonner son cavalier (1).

En général, c'est d'un dressage violent, barbare, que résultent les chevaux dits vicieux et, quand les chevaux d'un pays sont en majorité méchants, indociles, cela veut dire qu'ils appartiennent à une population brutale. Depuis un temps immémorial, la contre-épreuve se fait chez les Arabes, où les poulains sont élevés et dressés avec une sollicitude que Ton peut appeler maternelle. C'est d'abord un enfant, qui s'amuse et s'exerce à soigner et dresser le poulain, qui sera un jour sa monture; le cheval et le cavalier grandissent en même temps. La première éducation du jeune animal se donne au milieu de la famille, dans la tente même. Constamment le poulain est choyé, caressé ; on ne châtie que ses actes de méchanceté et de désobéissance. Comme nourriture, rien ne lui est refusé ; mais peu à peu on l'accoutume à faire de ses forces un usage utile. Quand on lui met un mors, on a soin d'en recouvrir le fer de laine pour qu'il ne froisse pas la bouche de l'animal et on imbibe cette laine d'eau salée, pour procurer au patient une saveur agréable et lui faire aimer le frein. L'éducation se poursuit de cette manière, toujours avec de continuels ménagements et, même quand elle est terminée, jamais les éducateurs ne se permettent les coups ou les mauvaises paroles. Le poulain joue avec les enfants, comme un chien, et souvent dans la tente même. De celte cohabitation conti-

(Ij Brehm, MammifèreSy 315.

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nuelle résulte entre le maître et sa monture une véritable liaison d'amitié. Aussi a-t-on vu, dans un combat, des chevaux arabes enlever d'eux-mêmes et emporter hors d'une mêlée le corps de leur maître blessé grièvement ou mort. Les Arabes ont quantité de proverbes applicables au dressage des chevaux ; par exemple, celui-ci : « Le cavalier forme son cheval, comme le mari sa femme », ou bien cet autre, également juste pour Thomme : « Les leçons de Tàge mûr disparaissent, comme les nids des oiseaux ; les leçons de Tenfance se gravent sur la pierre. (1) » Enfin les plus jolies poésies arabes ont été composées pour vanter, glorifier môme la beauté et les qualités du cheval. Je citerai quelques extraits d'une de ces compositions :

u Ne dis pas que cet animal est mon cheval ; dis qu'il est mon fils ! Il court plus vile que le vent d'orage, plus vite que le regard. Il est pur comme l'or... Il aperçoit un cheveu dans les ténèbres ; il atteint la gazelle ; il dit à l'aigle : « Je vais là, comme toi. » Entend-il les cris joyeux des jeunes filles ? il hennit de plaisir. Au sifflement des balles, son cœur bondit. Il demande une aumône de la main d'une femme. De ses sabots il frappe l'ennemi au visage. S'il peut courir selon son bon plaisir, les larmes lui coulent des yeux... Il est si léger qu'il pourrait danser sur la poitrine de ton amante sans la blesser. Son allure est si douce qu'en pleine course tu peux boire, sur son dos, une tasse de café sans en renverser une goutte. Il comprend tout, comme un fils d'Adam ; il ne lui manque que la parole (2). » — Sans doute l'éloge est un peu trop enthousiaste ; mais il atteste sûrement que le cheval des Arabes est incomparablement mieux élevé et traité que celui de nos paysans et charretiers d'Europe.

(\] Hichm, Mammifères, 363.

[2; Cilé par Brehm, Mammifères (Solipt^des).

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Qu'il soit possible, par un convenable mélange de violence et de douceur, non pas de rendre absolument aimables, mais au moins d'apprivoiser jusqu^à un certain degré des animaux très féroces et médiocrement intelligents, c'esl un point que Tart de la fauconnerie suffirait, seul, à établir. L'exemple est d'aulant plus probant que les éleveurs d'autrefois dressaient surtout des faucons adultes. Du faucon pris au nid, de l'oiseau dit niais, ils faisaient peu de cas ; sans doute Fanimal était d*un dressage plus facile, mais il ne devenait qu'un chasseur médiocre. Les livres de fauconnerie exposent dans le plus grand détail comment on doit procéder avec le faucon adulte dit hagard; comment on le chaperonne pour l'empêcher de voir ; comment on l'entrave ; comment on adoucit sa fureur en le caressant soit à la main, soit avec une aile de pigeon : comment, alors qu'il est iin peu calmé, on lui donne des becquades de viande ; comment ensuite, après l'avoir déchaperonné, on lui présente la viande, le pat, sur un leurre^ c'est-à-dire sur une planchette munie de de deux ailes de pigeon ; comment on l'accoutume à revenir sur la main prendre ses becquades, après l'avoir affamé, etc. Enfin et surtout les auteurs d'ouvrages spéciaux recommandent de faire avec l'oiseau société assidue, de contracter amitié avec lui ; or, on y parvenait et certes c'était là un beau triomphe de l'éducation.

A-t-on affaire à des animaux plus intelligents, comme Téléphant et le chien, l'éducation est beaucoup moins malaisée ; mais, au fond, la nature des procédés reste la même. — Notre chien est depuis si longtemps l'associé de l'homme, qu'il naît, à vrai dire, domestiqué et qu'il reste seulement à le dresser pour des utilités diverses. Mais il n'en est plus de môme pour l'éléphant, que Ton capture à l'étal sauvage et à l'âge adulte ; par conséquent les procédés, auxquels on recourt pour le dresser, ont pour nous un intérêt tout particulier. Si cette éducation

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de l'éléphant adulte peut s'effectuer sans grande peine et en un temps très court, c*est qu'il s'agit â*un animal non seulement intelligent, mais encore réfléchi, gardant fidèlement le souvenir des événements et même capable de raisonner à leur sujet, en résumé se comportant à peu près comme le ferait un homme. — Trop de fois on a décrit la chasse à l'éléphant pour que je m'y arrête beaucoup. Tout le monde se souvient de ces connais, dont les murailles sont constituées par de forts poteaux et dont le pian et le but rappellent assez bien les nasses à pêcher. On sait comment des éléphants apprivoisés attirent adroitement dans le piège leurs compagnons sauvages, avec quelle intelligence ils aident ensuite les dompteurs à maîtriser les captifs furieux. On en a vu, pendant que se débattait l'éléphant capturé, Tobliger à soulever un pied pour que l'homme put y passer un nœud coulant. Pour cela, ils glissaient habilement un de leurs pieds sous celui du rebelle, qu'il s'agissait d'enlacer. Puis, la chose faite, on les voit tendre intentionnellement la corde fixée à leur collier, couvrir l'homme et parer les coups de trompe qui lui sont lancés, mais tout cola sans colère, en évitant toujours de blesser leur camarade récalcitrant, si furieux qu'il puisse être. De son côté, l'homme, le dompteur, s'arrange pour recevoir sur la pointe d'une pique, les coups de trompe qu'on lui assène. Cédant à l'action combinée de tous ces moyens, Téléphant sauvage se calme assez vite. Alors on lui parle, on le caresse. En quelques semaines, il est dompté et obéissant. Dès lors commence le dressage spécial, durant lequel on emploie d'abord des moyens violents, comme la diète, la fatigue, l'insomnie, la fumée, le feu ; puis les bons procédés, auxquels se laisse prendre l'animal brisé (1). — Une fois son éducation terminée, l'éléphant devient un serviteur

(1) Brehm, Mammifères, 711-724.

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aussi intelligent que docile ; alors on peut remployer aux travaux les plus divers ; il les comprend et y concourt tout à fait à la manière d'un homme. A Geyian, on a vu des éléphants ajuster eux-mêmes les pièces en fonte d*une conduite d'eau. Comme montures, ils sont souvent pleins de sollicitude pour l'homme juché sur leur dos. D'euxmêmes, et le fait m'a été assuré par un témoin digne de foi, ils cassent en marchant les branches qui pourraient heurter fâcheusement leur voyageur. On affirme même qu'ils vont parfois jusqu'à lui offrir des mangues, que leur trompe cueille au passage à son intention (1). 11 est clair qu'à ce degré de perfection le dressage change de nom et de nature; il devient une association volontairement consentie par un être intelligent.

On en pourrait dire autant de certains singes, par exemple, de ce chimpanzé qu'un officier de la marine française, Grandpré, a vu, à bord d'un navire, tourner la roue du cabestan, aider à la manœuvre, chauffer le four, etc.; ou bien des primates de la môme espèce, qu'on a pu utiliser à Sicrra-Leone, pour porter de l'eau, piler du mortier, etc., en résumé, pour exécuter des travaux humains (2). Pourquoi dans les contrées tropicales, où vivent encore des anthropomorphes, l'homme n'a-t-il pas pris la peine de s'en faire de précieux auxiliaires? Peut-être simplement parce qu'il a vu surtout en eux une caricature humiliante pour sa vanité de prétendu dieu tombé du ciel.

Si les grands singes avaient été domestiqués par l'homme, associés à son existence de tous les jours depuis des milliers d'années, comme il est arrivé pour le chien, il n'est pas téméraire de supposer qu'ils se seraient métamorphosés moralement et physiquement bien plus encore que

(1) Houzeau, Facultés mentales des animaux y 298.

(2) Ibid., II, 300-301.

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« l'ami de rhomme »; vraisemblablement ils se seraient grandement rapprochés des races humaines inférieures, puisque le chien lui-même, si* différent de Thomme, s'est pourtant humanisé très notoirement à son contact. Or, cette humanisation mentale du chien est un fait de capitale importance; elle montre en effet combien Téducalion peut être puissante; combien, à condition d'agir pendant un laps suffisant d'années, elle suffit à modeler l'organisation. Sûrement le chien domestique descend d'un ou plusieurs canidés analogues au loup, c'est-à-dire tr^s féroces et médiocrement intelligents, mais déjà doués de quelque instinct social. *Sans doute, bien des siècles ont été nécessaires pour amortir, chez les ancêtres de noire chien, les tendances du fauve et finalement pour en faire l'animal anthropolâtre que nous connaissons, le compagnon si dévoué qui aime son maître plus que lui-même, qui, pour communiquer avec lui, a remplacé son hurlement de loup par un aboiement expressif, une sorte de langage, l'élève docile auquel des dressages variés ont pu inculquer des aptitudes absolument étrangères, parfois môme opposées à sa nature première. Mais cette civilisation du chien ne s'est pas improvisée. Ainsi, dans les hordes australiennes et plus généralement avec l'homme des races inférieures, on trouve encore des chiens à demi sauvages, à qui l'aboiement est resté inconnu, qui n'cmt à peu près aucune relation affectueuse avec leurs maîtres et ne sont guère que des auxiliaires intéresses pour la chasse ou de féroces gardiens du campement ou du village.

Les qualités, que nous prisons dans noire chien domestique, sont donc des qualités acquises par l'éducation et correspondant h dos empreintes cérébrales artificielles, même assez mal consolidées encore; puisqu'elles s'effarent aisément, alors que l'animal, étant privé de la société humaine, relombe en sauvagerie. Si le chien s'est

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développé d'une manière si remarquable, c'est qu'il a eu la chance d'être le premier mammifère domestique ; par suite, rhomme s'en est occupé davantage, lui a demandé des services variés, s'est vivement soucié de son éducation morale et intellectuelle. Au contraire les autres espèces domestiquées seulement pour être des animaux de boucherie, par exemple, le bœuf, le mouton, le porc, etc., ont dégénéré sous les yeux de l'homme, bien loin de gagner dans sa société. Elles ont perdu les qualités acquises par elles durant leur âge de liberté, sans les remplacer par aucune autre : en somme, elles ont rétrogradé vers la vie végétative. C'est ainsi que l'amour maternel a presque disparu chez les brebis (1), de même qn'il s'affaiblit considérablement chez les vaches tenues à l'étable. — Au contraire le chien, ce collaborateur intime de l'homme, e&L devenu éducable à un degré qui parfois nous étonne. Tout le monde connaît les chiens spécialistes, ceux que l'éducation a pu doter d*aptitudes, de goûts particuliers, devenus héréditaires, quoique de création artificielle, quoique uliles à l'homme seul et parfois môme en contradiction manifeste avec les instincts innés de l'animal. Que Ton songe aux bons chiens d'arrêt, qui, spontanément, sans dressage individuel, arrêtent devant le gibier au lieu de lui courir sus et parfois môme arrêtent avec une obstination tellement invincible que ni les sifflets, ni les rappels, ni même les coups de fusil ne les peuvent troubler et que leur maître est obligé de les aller chercher (2). De même les bons chiens de berger ont à peine besoin de dressage; d'eux-mêmes ils courent autour du troupeau pour le masser au lieu de le disperser en se ruant sur lui, comme il leur serait naturel de faire. Chez tous ces chiens spécialistes, l'éducation est donc parvenue à graver

(i) Espinas. Sociétés animales, 436.

(2) Bellecroix, Dressage du chien (Varrât, 81.

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des empreintes mentales, héréditairement Iransmissibies et qui imposent aux animaux telle manière anormale de se conduire dans des circonstances données. — Mais le chien est susceptible d'éducations plus singulières, quoique non transmissibles par l'hérédité; car elles n'ont été données qu'à un seul individu. Comme exemple typique, on peut citer ce chien, dont parle Franklin, à qui son propriétaire, décrotteur de son métier, avait appris à salir de boue les souliers des passants pour se procurer ainsi des pratiques (i). — Pour doter le chien d'instincts et de penchants si étrangers à sa nature, l'homme a simplement contraint Tanimal à exécuter un grand nombre de fois les actes qu'il s'agissait de lui enseigner, en appuyant la légende récompenses ou de châtiments, suivant que l'élève avait été docile ou rebelle. — Mais nos animaux domestiques se donnent parfois à eux-mêmes, par simple imitation spontanée, de ces éducalions très particulières. — Tels les chiens, qui, ayant été élevés par des chattes, ont appris à se lécher les pattes, à se nettoyer la face et les oreilles, comme le faisaient leurs nourrices (2). Tel et plus singulier encore, le petit chat, qui, ayant vu sa mère se procurer du lait en fourrant une patte dans le goulot étroit d'un vase plein de lait et en léchant ensuite la patte ainsi mouillée, en faisait autant par simple esprit d'imitation. De même nombre d'oiseaux en cage et spécialement les perroquets imitent non seulement le chant et les cris d'autres oiseaux en cage, comme eux, mais même les cris des mammifères (3). On sait que les perroquets spécialement vont plus loin, jusqu'à imiter la parole humaine. Les mieux doués d'entre eux le font môme spontanément, ^ans dressage spécial. Mais ces faits nous conduisent à nous occuper de la faculté du langage chez les animaux

(1) Franklin, Vie tirs anima ux, I, ISO.

(2) Duroau de la Malle. — Ci lé par Darwin, Dcscpndfince^ 70. [\\] Iluuzcau, FncuUês mentales ih-s animaux, II, KiT.

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tît du développement qu'elle pourrait prendre par l'éducation.

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