‹ Lévolution de l'éducation dans les diverses races humaines;Chapitre 32 sur 129 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

l'éducation chez les nègres d'afrique

Sommaire

I. Les races noires de V Afrique. — Enseignement pratique et imitation spontanée. — Nègres inférieurs et nègres supérieurs. — II. Les Éochimatis. — Elevage simple. — Cruauté pour les enfants et amour maternel. — Faible intelligence des Bochimans. — Leur numération. — Leur industrie. — Goût et aptitude pour le des* siii. — IIL Les Hoitentols, — Leur industrie. — Mémoire spéciale.

— Extrême imprévoyance. — Leur numération. — Incapacité pour le calcul. — Primitives mesures du temps. — Education par les jeux. — Instruction scolaire. - Mémoire pbonographique. — Lecture et écriture. — Un cas de rechute en sauvagerie. — Pas de connexité étroite entre Tinlelligence et le caractère moral.

— IV. Les nègres occidentaux. — Tendresse maternelle. — Sa brièveté. — L'attribution d'un nom. — Absence d'éducation intentionnelle au Dahomey. — Industrie spécialisée. — Numération des noirs occidentaux. — Mesures du temps. — Incapacité pour Tabstraction. — Imprévoyance. — Incapacité de comprendre le dessin d'un paysage. — L'homme primitif, le sauvage et Tenfant.

— Excessive garrulité. — V. Xègres orientaux. — L'accouchement sauvage. — Cérémonie d'expiation pour la mère qui a perdu un enfant. — Le Kidogo. — Amour pour les enfants chez les Niaro-Niam. — Un cas de remarquable affection paternelle. — Les noms chez les Bongos. — Point d'éducation intentionnelle.

— Incapacité d'abstraction. — Extrême faiblesse d'attention intellectuelle. — VI. De la valeur mentale des nègres inférieurs. — Les écoles de missionnaires et leur enseignement. — Récitation routinière. — Impuissance de ces écoles à civiliser. — L'instruction primaire n'opère pas de miracles. — Comment on pourrait modifier les instincts. — Rechute en sauvagerie d'un Fanti théologien.

L — Les races noires de l'Afrique.

Pas plus chez les nègres d'Afrique que chez ceux de la Mélanésie, il n'existe d'éducation, d'instruction, organi-

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sées à la manière des contrées civilisées. Néanmoins on enseigne presque toujours aux enfants les connaissances pratiques, jugées indispensables; l'imitation fait le reste et, au sortir de Tenfance, les garçons sont ordinairement assez bien dressés aux occupations de leur race et de leur pays, à l'art de chasser, de pêcher, de guerroyer ; ils savent même, quand l'industrie n'est pas encore spécialisée, fabriquer leurs armes, leurs bijoux, spécialement tous les objets qui leur appartiennent en propre. Mais, comme tout le reste, l'éducation^ est d'autant plus rudimentaire que la race est plus inférieure.

Tant de fois j'ai eu à signaler les différences considérables existant entre les diverses races noires du continent africain, qu'il est inutiled'y insister en ce moment. Je me contenterai de rappeler, d'une manière générale, que l'on peut diviser les populations noires de l'Afrique en nègres inférieurs occupant surtout la région moyenne de l'Afrique occidentale et en nègres supérieurs, nubiens ou éthiopiens, particulièrement fixés dans l'est, quoique ayant essaimé dans l'Afrique moyenne et occidentale à travers tout le continent noir. Enfin, tout à fait à l'extrémité méridionale, près du cap de Bonne-Espérance, les blancs d'Europe ont rencontré des populations appartenant à un type tout spécial, très distinct de celui des nègres; je veux parler de la race Hottentote, dont l'origine reste encore problématique, et qui est ou était la plus grossière des races africaines; mais elle-même se subdivise en Hottentots proprement dits, déjà pasteurs, p«r conséquent sortis de la sauvagerie tout à fait primitive et en Bochimans, représentant le prototype de leur race et confinant à l'animalité. Nous avons à voir successivement comment ces diverses variétés de Thomme noir entendent l'éducation.

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