Mollien, Ilkl. univ. des voyages, l. XLII, p
'i. Voyage à la Terre ferme, etc., \\ Dopons, l. I", p. 301. 3. Bonwick, Daily Life, elc., p. 72.
LA MORALE BESTIALE
comme une Irunsgiession morale, mais imiquemenl comme aLteiUatoire à la propriété^ Mêmes mœurs en Australie. A la Nouvelle-Calédonie, l’adultère est déjeà devenu une sorte de délit social, ce qui est rare en pays primitif; et tout individu convaincu de ce crime est amené devant le conseil de vieillards présidé par le chef, puis d’ordinaire mis à mort^ Los Guaranis et nombre de tribus américaines admettaient aussi que l’adultère de la femme devait être puni de mort®; cela est de règle chez la plupart des sauvages, seulement d’ordinaire le soin d’être à la fois juge, partie, et au besoin exécuteur, incombe au mari. Il en était ainsi, par exemple, à la Nouvelle-Zélande, comme je l’ai déjà fait remarquer. « Sebongui, lisons-nous dans le Journal deMarsden, m’apprit que deux jours auparavant un chef nommé Tinana avait tué sa femme pour cause d’adultère. Elle fut prise sur le fait et reconnut sa faute : alors le mari lui asséna un coup de bâton sur la tête. Sebongui disait que cette punition était juste. Le frère de la femme vint et prit le corps qui fut transporté dans le sépulcre de ses amis. C’était une femme de haut rangb » L’opinion publique ratifiait la vengeance du mari, aussi le frère se contenta-t-il d’exercer un simulacre de talion en prenant au mari quelques patates.
Dans les autres archipels, où la morale sexuelle était plus débridée, la pécheresse en était le plus souvent quitte pour une correction.
En pays primitif, le droit de l’homme sur la femme et les enfants est sans limites. C’est certainement l’habitude de posséder ces êtres dépendants, d’en user et d’en abuser, qui chez nos primitifs ancêtres a développé l’instinct de la pro-