I. Bonwick, Daily Life, etc
-. De Rochas, Nouvelle-Calédonie, p. 262.
:î. D’Orbigny, L'Homme américain, t. Il, p. 307.
•1. Journal de Marsden, in Voyage de TAstrolabe, p. i:6ü.
priété. Une fois formé, cet instinct s’appliqua ensuite et souvent avec la même énergie aux objets mobiliers, armes et ustensiles, aux animaux domestiques, quand il y en eut, au sol, surtout quand la propriété foncière, familiale ou individuelle, fut instituée.
Il semble bien que tout d’abord et partout la propriété ait commencé par être commune, comme la femme l’avait été aussi dans le principe. Ce fut bien lentement, après une longue évolution sociale, que la propriété individuelle fut établie\
Cette institution de la propriété privée changea toute l’orientation morale; car le genre de vie crée les mœurs. Durant les âges les plus lointains, quand, dans le sein du petit groupe social, horde ou tribu, tout appartenait à tous, il en était résulté des habitudes, des instincts de solidarité que restreignit plus tard le régime de la propriété privée. En effet, en pays communiste, ce qui est mal, ce n’est pas de prendre, c’est de ne pas donner ou de ne pas laisser prendre.
Le régime de la communauté est encore en vigueur chez les Esquimaux du Groënland, et il y est soumis à des règles morales, pour nous fort curieuses, et qu’un excellent observateur nous a fait récemment connaître®. J’en citerai quelquesunes : « Si, après avoir emprunté à une autre personne un outil ou une arme, on les perd ou détériore, aucune compensation n’est due; car un homme ne prête jamais que son superflu. — De quelque manière qu’aient été capturés une baleine ou un gros animal quelconque, un morse, un ours, ce gibier est considéré comme propriété commune; car, sauf de rares exceptions, un seul homme ne saurait s’en emparer. — Tout ce qui ne sert pas est considéré comme