W. Baker, L’Albert N’Yama, p
lois et ayant, pour tout vêtement, une bande de toile autour de la tête et un collier de verroterie autour de la taille ^
A Boussa, le roi, apprenant qu’en Europe la polygamie était interdite, observa judicieusement que « pour les autres hommes, c’était bien, mais que, pour le roi, c’était mal - ».
Chez les Joloffs, dans le royaume de Barsalli, l’usage des moustiquaires est un privilège royal. Défense aux inférieurs de s’en servir, ce sous peine d’esclavage ^ Pourtant, dans les États minuscules, chez les roitelets, le primitif parlementarisme de l’Afrique noire est toujours en vigueur; il y a des palabres où il est permis de discuter en présence du roi, mais, dit Laing, tout cela est pour la forme et en parlant l’orateur a soin d’observer soigneusement le visage du maître, pour y puiser des inspirations*. En Gafre rie aussi, quand la discussion parlementaire prend un tour déplaisant pour le chef, celui-ci arrête tout court le flot d’éloquence de l’orateur en jetant sa massue devant lui.
Chez les Niam-Niams, dit Schweinfurtli, le pouvoir des chefs est illimité. De temps en temps même, uniquement pour faire acte d’autorité, ils se précipitent sur l’un quelconque de leurs sujets et lui tranchent la tête ; car tel est leur bon plaisir®.
Dans l’Achanti, le roi est au-dessus de toutes les lois et ses fils peuvent impunément commettre tous les forfaits possibles; pour ces êtres de sang royal, il n’y a pas de crime®. Au contraire, pour les inférieurs, mourir au service