‹ L’évolution de la moraleChapitre 154 sur 372 · The Uearl of Africa, t. Il, p · texte numérisé non relu

The Uearl of Africa, t. Il, p

G. Bowclich, Hisl. univ. des voyages, t. XXVIII, p. 425.

LA MORALE SAUVAGE

du roi est un devoir strict et tout acte de lâcheté dans un combat est puni de la peine capitale ^

Mais c’est dans certaines petites monarchies africaines, plus rudimentaires que celle de l’Achanti, que l’omnipotence royale s’exalte jusqu’au délire. Le missionnaire Moll'at nous a donné de curieux renseignements sur les faits et gestes de Mossélékatsi, roitelet cafre. L’histoire de ce potentat n’est qu’une longue énumération de crimes. Absolument étranger à tout sentiment d’humanité, il faisait mettre à mort ses guerriers, quand ils se laissaient battre. L’une de ses femmes lui ayant fait quelques timides représentations au sujet du nombre toujours croissant de ses concubines, il la fît traîner dehors et décapiter. Ses sujets lui appartenaient corps et biens. Sa parole, c’était la loi. Un signe de lui faisait trembler les chefs les plus redoutés. Autour de lui, une troupe de courtisans, en costumes bizarres, tantôt dansaient en son honneur, tantôt l’adoraient dans un religieux silence, tantôt célébraient sa grandeur en termes emphatiques : « Roi des rois, grand éléphant, le souffle de ta bouche consume tes ennemis comme de l’herbe sèche, fait tomber la pluie et déchire les nuages par des éclairs, etc. • ».

Le pouvoir excessif de Mossélékatsi n’a rien d’exceptionnel, en Afrique. Avec quelques dilîérences de détail, c’est ainsi que partout la race nègre comprend et pratique le régime monarchique. Rien loin du pays des Gafres, dans la région des grands lacs du haut Xil, Speke a rencontré un second e.xemplaire de la cour de Mossélékatsi. La description si détaillée qu’il en a donnée a rendu fameux le roi .M’tésa et son pays, l’Ouganda. Je citerai quelques traits,

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