‹ L’évolution de la moraleChapitre 183 sur 372 · Prcscotl, Ilisl. de la Gonqvéle du Mexique, l. II, p · texte numérisé non relu

Prcscotl, Ilisl. de la Gonqvéle du Mexique, l. II, p

LA MORALE BARBARE

Il y avait, d’aiitre part, des lois enregistrées et figurées dans des peintures hiéroglyphiques.

Des tribunaux réguliers, dépendant dans chaque province d’un juge suprême nommé par le roi, rendaient la justice sous la surveillance du maître et le juge prévaricateur encourait la peine capitale

L’accusé prêtait serment et ce serment était religieux®. Trahir le roi était naturellement le plus grand des crimes: on le punissait de l’écartèlementL Les parents qui avaient eu connaissance des desseins du criminel, sans les révéler, étaient eux-mêmes réduits en esclavage.

La pénalité était simple et terrible.

Mort à quiconque usurpe les insignes royaux, à quiconque maltraite un ambassadeur, un courrier, fomente une révolte, détruit les limites d’une propriété. Mort à l’homicide et même au maître qui tue un esclave. Notons en passant ce trait, qui est d’une morale relevée.

•Mort au mari, qui tue sa femme adultère, non pas à cause du meurtre, mais parce qu’il a usurpé les fonctions du magistrat.

L’adultère de la femme n’en était pas moins considéré comme un crime abominable; dans certains districts, il entraînait l’écartèlement de la coupable. Dans d’autres, les juges ordonnaient au mari de lui couper le nez et les oreilles

Nous retrouvons ici un souvenir du vieux droit du talion et aussi un nouvel exemple de cette étrange pénalité primitive iniligée à la femme adultère dans divers pays et chez diverses races.

Page 1