‹ L’évolution de la moraleChapitre 189 sur 372 · Prescott, loc. cit., t. l®'', p · texte numérisé non relu

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d’en liant; se révolter contre eux était plus qu’un crime; c’était un vsacrilège, aussi le blasphème contre le père et le lils, le Soleil ou l’Inca, était-il puni de mort.

Comme la plupart des codes barbares, le code pénal péruvien était peu chargé d’articles et la peine capitale y était prodiguée, ce qui suffirait à indiquer qu’on était assez récemment sorti de la sauvagerie. Mort au voleur, à l’homicide, à l’incendiaire d’un pont, d’une maison, à quiconque détournait sur son champ l’eau destinée à irriguer le champ du voisin’, à l’adultère. Si ce dernier crime étaitcommis avec une des nombreuses femmes de l’Inca,la faute prenait naturellement d’énormes proportions : les deux coupables étaient alors brûlés vif; leurs proches parents étaient mis à mort; leur bétail détruit; leur lieu de naissance était dévasté, on y coupait les arbres, on y démolissait les maisons ^

De même toute rébellion étant un sacrilège, les villes révoltées étaient rasées ou brûlées, les provinces changées en déserta La férocité des hommes- s’accroît toujours, quand ils croient agir au nom de dieu ou des dieux.

Les Incas avaient une véritable horreur des amours contre nature ; l’iin d’eux, Gapac-Yupangui condamna les sodomistes au feu et ordonna même de brûler toute ville, dont un des habitants, un seul, se serait rendu coupable de ce crime L

Un autre Inca, Pachacutac, décréta le travail obligatoire, condamna les fainéants à la potence, décida que, dès l’âge de sept ans, les enfants auraient une occupationL En revanche, il fit rendre une sévère justice et prononça la peine capitale contre les juges prévaricateurs.

1. Prcscott, Conquête du Pérou, t. I«r, p. 5'J. — A. de Zarale, IHst. delà découverte et de la conquête du Pérou, t. I''', p. 13(5.

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