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Cliampollion-Figeac, L’Jigypte ancienne, p

LA MORALE RARRARE.

semblé 80000 Égyptiens atteints d’infirmités corporelles, il les fit jeter dans les carrières de Tourali ^

II va sans dire qu’au- dessous des castes principales sacerdotale, guerrière, agricole et industrielle, il y avait une masse d’esclaves répartis dans tout le pays.

Tout était héréditaire, même les professions. Le peuple proprement dit cultivait le sol, mais ne le possédait pas. La terre labourable était en effet divisée en trois portions, comme au Pérou ; une pour le roi, une pour les prêtres, une pour les guerriers, à chacun desquels était affectée une surface d’environ douze de nos hectares L Les gens de guerre avaient donc un grand intérêt à défendre la patrie^; l’égoïsme individuel doublait le patriotisme collectif.

C’était la caste des prêtres, qui fournissait les juges, ceux des vivants et ceux des morts, puisque personne, même le roi, n’avait droit à une sépulture honorable, si quelqu’un pouvait démontrer qu’il avait mal vécu f Les prêtres égyptiens se mariaient, mais la monogamie leur était imposée, tandis que la polygamie était permise au reste de la nation

On encourageait beaucoup l’accroissement de la population. Les parents étaient obligés de nourrir tous leurs enfants et il n’y en avait pas d’illégitimes, leur mère fut-elle esclave. A en croire Diodore, le coût de leur élevage était des plus modiques, vingt drachmes jusqu’à l’âge de la puberté; aussi la population égyptienne était fort dense®, comme elle l’est partout où, pour une raison ou une autre, les enfants

1. G. Maspéro, Histoire ancienne des peuples de l'Orient, p. 260.

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