‹ L’évolution de la moraleChapitre 197 sur 372 · Diodore, I · texte numérisé non relu

Diodore, I

ne sont pas un fardeau pour les parents. En retour, les enfants, les filles seulement, dit Hérodote, avaient le devoir étroit de nourrir leurs vieux parents*. Plus d’abandon de vieillards, comme il arrive si habituellement dans les sociétés sauvages : la vieillesse était même fort honorée.

L’antique talion avait laissé plus d’une trace dans la pénalité égyptienne.

Au délateur de plans importants, que l’on voulait tenir secrets, on coupait la langue dont il avait abusé.

A quiconque avait fabriqué de la fausse monnaie ou altéré des sceaux, on amputait les deux mains, dont il avait fait un mauvais usage.

Le viol d’une femme libre se punissait par la castration ou plutôt par l’éviration.

L’homme coupable d’adultère sans violence recevait mille coups de verge, mais la femme, que sa beauté avait conduite au mal, était défigurée par famputation du nezL

Le serment jouait un grand rôle dans la procédure égyptienne, aussi le parjure était-il puni de inortL

Tout homicide volontaire, fut-il commis sur un esclave, entraînaitla peine capitale^ Unsupplice affreux étaitréservé aux parricides : On leur incisait les mains avec des joncs tranchants et on les brûlait vifs sur des épines

Les parents coupables d’infanticide n’étaient pas mis à mort; car ils avaient en définitive seulement ôté la vie qu’ils avaient donnée; mais on les contraignait à tenir embrassés, pendant trois jours et trois nuits, le cadavre de leur enfant®.

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