l^omancs, Evolution mentale des animaux, p. 2li
■5. Franklin, Vie des animaux, t. 1, p. 227.
Rouges, qui sont mal domestiqués, ne connaissent pas non plus l’aboiement, mais ils le peuvent acquérir, comme le fit un des leurs né à Londres K
La « bouche » de nos chevaux est aussi un résultat de la domestication. A. Knight se plaignait de n’en pouvoir donner aux chevaux de Norvège, fort dociles pourtant, mais accoutumés à être conduits à la voix
L’évêque ITeber a connu dansl’Indeun gentleman, M. Troill, qu’une hyène tachetée suivait par les rues, comme l’aurait pu faire un chien L
Nos chiens domestiques adultes vivent tranquillement et honnêtement dans nos basses-cours sans songer même à commettre des méfaits ; mais les chiens des sauvages, ceux de la Terre de Feu, de la Patagonie, d’Australie, etc., attaquent nécessairement les volailles, les moutons, les porcs, etcL
Ils en sont encore à la demi-sauvagerie, fort éloignée de la mansuétude de notre chien civilisé, qui est devenu non seulement l’ami, mais l’adorateur de l’homme, un anthropolâtre, justifiant souvent le dire d’un vieil auteur cité par Darwin : « Le chien est le seul être sur la terre, qui nous aime plus que lui-même. »
Il y a plus encore, et cela importe davantage à l’élude que nous avons à faire dans ce cours ; l’homme peut non seulement doter le chien de sentiments nouveaux, d’habitudes qui lui étaient étrangères, il a en outre réussi à créer, chez lui, de véritables instincts artificiels, des penchants tout spéciaux, ne pouvant être utiles qu’au maître cl pourtant transmissibles par l’hérédité, comme les instincts naturels.
C’est qu’entre les uns et les autres il n’y a pas de ditïé-