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MORALE ISLAMIQUE

Tout calqué qu’il soit sur la loi hébraïque, le Coran est bien plus strictement barbare, il s’adresse évidemment à des populations moins cultivées. Ainsi le législateur y est encore obligé de défendre nettement l’infanticide : « Ne tuez point

LA MOliALE BARBARE.

VOS enfants par crainte de pauvrelé... Les meurtres que vous commettez sont un péché atroce » {Sourate^ xvii, 32).

L’homicide, bien entendu l’homicide descroyanls, est interdit : « Celui qui tuera un croyant volontairement aura l’enfer pour récompense » {Sourate, iv, 95). « Ne tuez point l’homme, car Dieu vous l’a défendu, sauf pour une juste cause i) {Sourate, XVII, 33).

Le talion hébraïque est entièrement adopté : « Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. » — « La peine du talion nous est prescrite pour le meurtre. Un homme libre pour un homme libre, l’esclave pour l’esclave, une femme pour une femme. Celui qui obtiendra le pardon de son frère sera tenu de payer une certaine somme et la peine sera prononcée contre lui avec humanité » {Sourate, n, 170). On admet en effet la compensation pécuniaire en recommandant de la changer en aumône {Sourate, VII, 49).

Jéhovah avait interdit le prêt à intérêt, l’usure, entre Hébreux; Mahomet fait la même défense aux Islamites : « Ceux qui avalent le produit de l’usure se lèveront au jour de la résurreclion comme celui que Satan a souillé de son contact. jd {Sourate, ii, 27G). « Dieu exterminera l’usure et fera germer l’aumône » {Sourate, 277).

L’esclave doit être traité doucement; il faut lui faciliter l’affranchissement, lui donner un peu de ses biens, ne pas forcer ses servantes à se prostituer {Sourate, xxiv, 33). Et en effet, de nos jours encore, l’esclavage, en pays islamique, ne connaît pas les borreurs de celui que des maîtres très chrétiens ont infligé aux noirs en Amérique. Pour le mahométan, l’esclave est un homme et non pas un animal domes-

tique.

La polygamie est de droit et l’homme peut cultiver ses lemmes comme il l’entend ; « Les femmes sont votre champ »

{Sourate, ii, 223), mais il n’en faut laisser aucune € comme en suspens » {Sourate, iv, 128). La femme est naturellement répudiable, mais il ne faut pas alors lui reprendre ce qu’on lui a donné {Sourate, ii, 222).

Il est interdit d’épouser les femmes de son père, comme cela se fait couramment en pays nègre aujourd’hui encore : « C’est une turpitude », dit le Coran; mais l’interdiction était de date récente, car on déclare qu’elle n’aura pas d’effet rétroactif (Sowrafe, iv, i9).

L’adultère est criminel, cependant il n’entraîne pas la mort des coupables. Cent coups de fouet, publiquement appliqués, suffisent à la vindicte publique {Sourate, xxiv, 2). La femme peut même être déclarée innocente, si elle jure quatre fois devant Dieu que son mari a menti. {Sourate,

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