‹ L’évolution de la moraleChapitre 250 sur 372 · Plutarque, Vie de Cimon ièclc · texte numérisé non relu

Plutarque, Vie de Cimon ièclc

LA MORALE BARBARE

modifia. Solon condamna le ravisseur d’une fille à payer cent drachmes d’argent; il ordonna au plus proche parent d’épouser une orpheline pauvre ou de lui constituer une dot; il n’abrogea point une des lois sanglantes de Dracon, qui mettait fhomme adultère pris en flagrant délit à la discrétion du mari offensés II défendit aussi de vendre ses filles ou ses sœurs, hors les cas de conduite légère ^

A Rome, la sujétion de la femme mariée, d’abord extrême, s’adoucit peu à peu. La loi des Douze Tables permettait aux parents d’exécuter eux-mêmes la femme adultère, après l’avoir traduite devant le tribunal de la famille : Cognati necanto uli volent.

Dans la Rome primitive, comme dans tous les pays sauvages, c’était pour avoir attenté à la propriété que l’homme adultère était puni, et le mari lésé pouvait accepter une compensation pécuniaire.

Plus tard la loi se substitua à la vengeance privée. La loi .Iulia décréta contre l’homme adultère la peine capitale; contre le séducteur, la confiscation de la moitié des biens elle enjoignit au mari, en cas d’adultère de la femme, de cesser toute cohabition avec elle, sous peine de perdre ses droits civils; en même temps elle excluait la femme coupable de tous les temples, meme de ceux des esclaves et des étrangers.

L’antiquité pratiquait la répudiation et le divorce. La première était facile; car Cicéron répudia sa femme Terentia pour avoir un nouveau douaire, et Auguste, voulant épouser Livie, força son mari cà la répudier, quoiqu’elle fut grosse A Plus tard, le divorce devint si aisé que saint Jérôme parle

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