Ibid., t. II, ch. IX
il devient acldiclus, s’il est de condition libre, et estjeté dans un précipice, s’il est esclave \
La loi Julia condamne à mort l’homme adultère ou celui qui se rend coupable d’écarts génésiques avec d’autres hommes.
La loi Pompeia ordonne que le meurtrier d’un ascendant ou d’un fils sera cousu dans un sac de cuir avec un chien, un coq, une vipère, un singe et jeté soit à la mer, soit dans le cours d’eau le plus voisin L
Toute cette législation est marquée au sceau de la brutalité, de la férocité : elle est incontestablement sortie du désir et du droit de vengeance.
Vil. — TRAITS DE MORALITÉ SUPÉRIEURE
Par certains côtés pourtant les mœurs gréco-romaines se relèvent. Il semble bien, par exemple, d’après VIliadeel le respect dont Nestor et Priam y sont entourés, que dans la Grèce primitive on avait pour la vieillesse de la vénération.
Une grande vertu, qui honore nombre de sociétés primimitives disparaît et toujours avec les progrès de ce que nous appelons civilisation, l’hospitalité, était largement pratiquée dans la Grèce ancienne. Toujours on accueillait l’étranger, on le faisait asseoir à table, avant de lui demander son nom ; au moment du départ, on lui offrait les présents de l’hospitalité (^evja)L
En Grèce, l’ivrognerie fut de bonne heure stigmatisée. Dans V Iliade, Achille injuriant Agamemnon, l’appelle « sac-