Macaulay, Ilistonj of England, t. I«r, p
fanls de huit ans et d’autres plus Agés ont été réellement exténués de travail dans mon district, de six heures du matin à neuf heures du soir, pendant le dernier semestre de l’année 1857 h Des enfants déposent qu’ils doivent travailler jusqu’à neuf et dix heures du soir 2. Dans les fabriques, si dangereuses, d’allumettes chimiques, on a trouvé surtout des enfants « déguenillés, à demi morts de faim et corrompus 3 ». Pour les industriels, éperonnés par la concurrence, la vie humaine compte peu ; il faut que les machines marchent sans cesse. Des fabricants répondent à une commission d’enquête sur le travail des enfants, que ceux-ci ne peuvent manger régulièrement, car ces temps de repos entraîneraient une perte de chaleur rayonnée h En 1831-, pendant une période de production fébrile, les fabricants écossais proposaient qu’on leur envoyât du Midi l’excès de la population agricole, se chargeant, disaient-ils, de l’absorber et de la consumer (absorbe it and use it upy.
Je cite surtout l’Angleterre, parce que le mal y est plus aigu; mais, Villermé a établi, en France, que, dans certaines fdatures, on a exigé, d’enfants de sept ans, quinze heures et demie de travail effectif par jour®.
Forcé, dans cette rapide revue, de signaler seulement les faits les plus saillants, je passerai rapidement sur le travail des adultes ; mais les enquêtes à son sujet fourmillent de faits navrants. Ce sont des ouvrières en robe, qui travaillent de quinze à dix-huit heures sur vingt-quatre, dans une atmosphère à peine supportable et meurent d’excès de la-