llink, Taies and Tradilions of lhe Eskimo
monde un voluptueux repos; les mauvais y étaient astreints à d’incessants travaux ^
Chez les Mexicains, les guerriers morts sur le champ de bataille et les victimes sacrifiées aux dieux rejoignaient le soleil et l’accompagnaient en chantant et en dansant ^
A Viti, où quantité d’animaux étaient censés loger des dieux, la morale religieuse consistait d’abord à ne pas manger l’animal du dieu qu’on avait choisi, et surtout à commettre beaucoup de meurtres guerriers ; plus on avait versé de sang sur la terre, mieux on était reçu dans le Yiti futur.
C’est déjà le caractère de la morale religieuse. Presque partout en effet cette morale est, comme nous allons le voir, capricieuse, dépourvue de visées pratiques, nullement utilitaire. Souvent elle prescrit des actes nuisibles; plus fréquemment encore, elle exige et considère comme excessivement importantes des pratiques absurdes, ridicules.
A Madagascar, nous dit un voyageur, le mensonge, la fraude, etc., sont des bagatelles; au contraire, danser sur une tombe ou même la fouler aux pieds, manger du porc dans certains districts où il est prohibé, poursuivre un hibou ou un chat sauvage, faire œuvre de sorcellerie, cela constitue des crimes énormes 3.
De même, dans la théocratie de l’ancienne Égypte, le respect, le culte de certains animaux était poussé jusqu’à la folie. Chaque district avait ses animaux sacrés; les habitants de Mendès adoraient les chèvres et mangeaient les brebis; ceux de Thèbes faisaient l’inverse\ Le meurtrier, même invo-