Ibid., X, V
manger ce qui a été apporté dans le même panier avec une liqueur spirilueusc, etc. *. »
Nous sommes évidemment dans le domaine de la fantaisie; tout devient possible; les actes ne sont plus appréciés au point de vue de la raison et de l’utilité, mais d’après les rêveries cléricales. Ainsi, pour Manou, le médecin estimpur, souillé. « Il le faut exclure de toute cérémonie consacrée aux dieux et aux mânes ^ » ; les aliments donnés à un médecin, deviennent du pus et du sang A Le brahmane doit s’abstenir de la nourriture d’un médecin et d’un homme pervers*.
Il y a bien d’autres prescriptions singulières.
Il ne faut pas qu’un tchandala (fils d’un soudra et d’une brahmane), un porc, un coq, un chien, une femme ayant ses règles, un eunuque voient manger les brahmanes L Un brahmane ne doit jamais se laveries pieds dans un bassin de laiton ou manger dans un plat cassé, ni boire dans le creux de sa main Si l’on désire une longue vie, ne pas marcher sur des cheveux, de la cendre, des os, des tessons, des graines de coton, de menues pailles de grain’.
Il ne faut pas épouser une fille qui a les cheveux rougeâtres ou qui porte le nom d’une constellation, d’une rivière, d’un oiseau, d’un serpent, etc.®. Que le Dwidja se garde de manger du poisson, des champignons, de la chair d’un porc domestique, d’un coq, ou bien des oignons et de l’aiU. Consentir à la mort d’un animal est un meurtre'®.
i. Lois de Manou V.
Manou, III, v. liÆ.