Ibid., XXVIll
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question morale est déplaire aux êtres ou à l’être surnaturel, qu’on craint et adore, surtout de ne pas leur déplaire.
Pourtant les dieux gréco-romains se souciaient moins de la morale courante que ceux de la Perse, de l’Inde, de la Judée; ils n’étaient pas les auteurs de la loi morale; ils en étaient les garants ^ Certaines fautes étaient surtout considérées comme des offenses directes aux divinités et c’est à ce titre qu’on les expiait Mommsen affirme, qu’au moins dans les âges primitifs de l’antiquité, les sentences capitales étaient regardées comme l’effet de la malédiction des dieux offensés ^ Voler des fruits la nuit, par exemple, c’était commettre un larcin au détriment de Gérés, etc.
La grande récompense après la mort consistait à conserver un intérêt dans la vie des générations postérieures, à pouvoir les protéger, les aider K
C’était cette vie terrestre, dont se souciait surtout le bon sens pratique des anciens Dans la croyance d’IIésiode, les ombres des hommes de l’âge d’or sont devenues de bons génies et parcourent la terre en dispensant la richesse et réprimant l’injustice; les esprits des méchants sont tourmentés et tourmentent les hommes sous la forme de larves et de lémures g. Ces croyances étaient généralement répandues, mais il n’y avait ni dogmes obligatoires, ni morale officiellement prêchée
Pas de code tliéocratique ; rien d’analogue au despotisme tracassier et souvent féroce des grandes religions asiatiques; surtout point d’ascétisme ni de doctrine de renoncement,