Id., Ibid., t. II, p
pas à refréner son amour filial, allait la nuit en cachette, visiter ses parents; Dieu l’en punit en le frappant de mort subite K
Mais la vertu des vertus, c’était la chasteté, tout ce qui avait trait à l’union des sexes fut réputé horrible. La femme fut le grand ennemi; elle devait rougir de son sexe, de sa beauté, de son habit L Le mariage fut à peine toléré : « 11 vaut mieux se marier que brûler », dit saint Paul. Saint Jérôme, lui, ne voyait au mariage qu’un bon côté; il produisait des vierges L
Avec des transports d’enthousiasme, le même saint parle d’une jeune fille, nommée Asella, qui, dès Page de douze ans, se consacra à la vie religieuse et, dès lors, ne regarda plus un homme en face ; sa vie n’était qu’une longue prière et ses genoux était calleux, comme ceux d’un chameau *. Zénobie ne cohabitait avec son époux que strictement pour avoir des enfants " ; et sainte Blésilla, veuve après sept mois de mariage, n’était guère moins affligée de la perte de sa virginité que de celle de son mari ®. Le célibat monastique était l’idéal prêché aux femmes, souvent sous forme d’amour et de mariage mystiques. Saint Jérome réconforte la mère de la vierge Eustochia, entrée en religion, en lui disant qu’elle est « la belle-mère de Dieu ' ».
Au témoignage unanime des pères et des conciles, toute union sexuelle, en dehors du mariage, était criminelle®.
A une jeune femme, qui lui demandait des prières, saint