Lecky, loc. cit., t. II, p
Arsène répond : a. La prière de toute ma vie doit être de. vous
oublier L » ;
Dès que le christianisme fut triomphant avec Constantin, *.
on adopta, en les aggravant, les pénalités mosaïques contre les délits sexuels : l’adultère devint un crime capital; les sodomistes furent noyés, décapités, brûlés ou ingénieuse- |
ment torturés, en s’inspirant du talion 2. ;t
liO désir chrétien de l’extinction du genre humain aurait i
dû maintenir le suicide en honneur, comme il l’avait été î
dans l’antiquité; mais, aux yeux des chrétiens, c’était un j
meurtre; il donnait la mort à l’ànie. Pourtant une forme de suicide était ardemment recherchée par les fanatiques : le -
martyre. Terfullien raconte qu’en Asie- Mineure toute une *
population de chrétiens alla, auprès du proconsul, implorer ;
la mort. Celui-ci, après leur avoir demandé s’il n’y avait \
pas assez de précipices, etc., consentit à en faire exécuter un i
petit nombre. Sainte Perpétue courut au martyre, malgré les supplications de son père etc., etc. L’hagiographie est pleine de traits analogues. ^
Néanmoins, en ce qui concerne le suicide, le christianisme opéra une sorte de révolution morale et, en fait, bienfaisante. ?
11 en fut de même pour l’avortement et l’infanticide, aux- '
quels l’antiquité n’attachait pas grande importance. Le christianisme au contraire les condamna et réprima, non *
point par humanité, mais parce que la mort du fœtus et du ■’
nouveau-né non baptisé avait pour conséquence terrible la i
damnation éternelle L
k propos de l’esclavage, le christianisme eut aussi des \
résultats utiles. Non pas que la doctrine condamnât l’escla- ■
1 Lecky, loc. cit., t. II, p. 121. ;