‹ L’évolution de la moraleChapitre 40 sur 372 · Franklin, Vie des animaux (Mammifères · texte numérisé non relu

Franklin, Vie des animaux (Mammifères

Mîiis, comme nous le verrons, celle peinlure, convient, Irait pour Irait, aux sociétés humaines inférieures.

Dans un autre genre, le tableau suivant est plus humain encore. Je l’emprunte au même et excellent observateur :

« J’ai assisté, non sans un vif intérêt, à raccouchement d’une toque (macaque). A peine l’enfant était-il né, qu’on introduisit dans la chambre d’autres femelles de la même espèce de singes. Ce fut une scène touchante. Les femelles prirent, les unes après les autres, le nouveau-né, l’embrassèrent, se le passèrent à la ronde, en le couvrant de caresses et s’approchèrent doucement de la mère, comme pour la féliciter de son heureuse délivrance. J’aurais voulu qu’il y eut à des femmes; car rien n’était plus moral ni plus édifiant que cet hommage rendu par des animaux à la maternité, à l’enfance, aux sentiments sacrés de la famille h »

J’ai fait précédemment remarquer qu’au point de vue du degré de développement moral, chez les animaux, il fallait souvent s’écarter de la hiérarchie zoologique. Les insectes les plus développés, par exemple, les abeilles et les fourmis, que l’on pourrait appeler les primates des invertébrés, sont moralement bien supérieurs aux mammifères et même aux races humaines inférieures. Chez ces intéressantes espèces, qui ont réussi à créer de grandes sociétés où la famille n’existe pas, les sentiments du devoir, le souci de l’intérêt public, l’abnégation, se sont développés jusqu’à l’héroïsme et, à ce qu’il semble, chez tous les citoyens de la république. « Les abeilles ouvrières défendent avec un zèle et un désintéressement admirables les petits de la mère commune... Elles ouvrent la coque du nouveau-né, le soignent jusqu’à ce qu’il soit en état de voler ou de vaquer aux fonctions auxquelles il est appelé L » Lubbock a aussi remarqué les soins

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