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LA MORALE BESTIALE

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ces Africains ce que j’entends par un combat loyal Ils raillent le courage de l’homme blanc, qui fait face à son adversaire \ »

Les Cafres, plus civilisés et ne retombant plus en cannibalisme que très accidentellement, égorgeaient sans scrupule les blessés et les femmes, même quand celles-ci demandaient grâce, en découvrant leurs seins et criant : « Je suis femme, je suis femmeL..» Quand ils attaquent un krâl de Bochimans ils tuent de parti pris les femmes, pour empêcher, disent-ils, qu’elles enfantent des voleurs de bestiaux, et les enfants pour qu’ils ne deviennent pas des larrons comme leurs pères L

Nous pouvons changer de pays sans changer de mœurs. Partout, sous toutes les latitudes, l’homme est un animal féroce tant qu’il n’a pas subi une longue culture morale.

Nous avons vu, dans la dernière leçon, que dans la plupart des archipels polynésiens les vaincus étaient d’ordinaire dévorés par les vainqueurs ; mais là aussi on ne se bornait pas à tuer les hommes, le droit et le désir du victorieux était d’exterminer la tribu vaincue, sans distinction d’âge ni de sexe, et il y parvenait quelquefois. Plus féroces encore, les Néo-Zélandais encourageaient parfois leurs enfants à s’exercer à la cruauté sur la personne de leurs prisonniers Les Nouka-IIiviens achevaient toujours les blessés à coups de bâton et tenaient à honneur de teindre leurs lances dans le sang du guerrier mort : par ce bain glorieux l’arme acquérait beaucoup de valeur®.

Quelquefois les jeunes femmes des îles Marquises réussis-

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