Moerenhout, Voyage aux îles, etc., p. II, p
2. îionwick, Daily Life and Origin of the Tasmanians, p. 4i. — Souvenirs d'un déporté, in Ilevue Britannique, 1826. — Sturt, llist. gén. des voyages,. t. XLIll, p. 263.
avec des Européens, munir ceux-ci d’armes australiennes avant de les attaquer
Sans doute il s’en fallait que ces pratiques, plus que courtoises, fussent de règle, surtout avec les blancs; mais, au point de vue de l’histoire de la morale, elles n’en sont pas moins extrêmement curieuses. J’y reviendrai en parlant de l’existence et de la genèse des sentiments moraux chez l’homme primitif.
Ces singuliers scrupules semblent, en Mélanésie, avoir été particuliers aux Tasmaniens et aux Australiens. Nous avons vu qu’ils étaient inconnus à la Nouvelle-Calédonie, et on ne les soupçonne pas davantage à la Nouvelle-Guinée.
En effet, un voyageur italien, d’Albertis, raconte comment fut détruit un village néo-guinéen visité par lui ; les hommes étant à la chasse, il survint à l’improviste une tribu hostile, qui sur-le-champ dépêcha les malades et les vieillards restés dans les huttes, puis emmena les enfants et les femmes, après avoir tué celles d’entre elles qui essayaient de résister ^
L’un des indigènes, qui accompagnaient d’Alberlis, se vantait naïvement de certaines connaissances anatomiques, qu’il avait acquises expérimentalement, par une série de meurtres guerriers, en décollant un bon nombre de ses compatriotes; cela, au prix de maint stratagème habilement combiné, et sans négliger les bonnes occasions, qui lui faisaient rencontrer des femmes imprudemment endormies dans la forêt L
Mais, tout compte fait, ce ne sont là que des meurtres guerriers. Pour eux, notre morale n’a pas le droit d’être bien rigide. Aujourd’hui encore, quantité de forfaits analogues