‹ L’évolution de la moraleChapitre 92 sur 372 · Olcifielcl, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Olcifielcl, loc. cil., p

3. Dumont d’ürville, Ilisl. génér. des voyages, t. XVIII, p. 299.

Letourne.ku. — L’évolution de la morale.

L’ÉVOLUTION DE LA MORALE, le devoir des enfants était d’étrangler de leurs propres mains la mère dépourvue de grandeur d’ârne (Moerenliout, loc. cil. , t. II, p. 236). Partout en Mélanésie, porter des fardeaux ou travailler était considéré par l’homme comme déshonorant. Les hommes précédaient les femmes, chargées et surchargées, en portant seulement leurs ma.ssues et leurs lances*.

A la Nouvelle-Calédonie, où les hommes avaient la même horreur pour le travail, ils avaient en plus des préjugés au sujet de l’impureté féminine. Chaque mois, les femmes devaient passer quelques jours dans une case spéciale et tout ce qu’elles touchaient alors était souillé. Pour les purifier, il était besoin d’ablutions et de cérémonies* qui se renouvelaient encore après l’accouchement. On sait assez combien les superstitions de ce genre ont été et sont répandues dans le monde entier. Il serait facile d’en citer un grand nombre d’exemples. Écoutons seulement Pline, qui les résume, en énumérant les méfaits du sang menstruel : « II aigrit les liqueurs; par .son contact, il stérilise les grains, fait périr les greffes, brûle jusqu’à la racine les plantes des jardins, fait tomber les fruits des arbres ; il ternit l’éclat des miroirs, émousse le tranchant du fer, altère le poli de l’ivoire ; les abeilles en meurent dans leurs alvéoles; l’airain lui-même elle fer en sont sur-le-champ rouillés; les chiens qui en goûtent deviennent enragés et font des morsures virulentes et incurables; bien plus, le bitume tenace, qui llolte à uno certaine époque de l’année sur le lac Asphaltite, en Judée, et qui adhère à tout, se détache du fil infecté de ce sang. Même la fourmi, cet animalcule, le reconnaît et abandonne les grains souillés » (Pline, t. Ml, p. lo). Il est curieux de trouver ces préjugés, si répandus d’ailleurs, chez des races aussi primitives que celles de la Mélanésie.

). Cook, Ibid., t. VIII, p.

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