CHAPITRE XI
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Les centres nerveux des reptiles présentent un perfectionnement notable sur ceux des amphibies.
La moelle épinière, très longue chez les ophidiens et les lézards, très courte chez les tortues, constitue un cordon presque cylindrique, qui s'étend jusqu'à l'extrémité du canal vertébral. Elle présente un sillon longitudinal antérieur bien marqué et un sillon longitudinal postérieur, à peine indiqué, surtout dans la région cervicale. Chez les
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; ce dernier sillon, se trouve de chaollatérnl postérieur en dehors duquel ; dorsales. C'est ià la première trace s cordons postérieurs et des cordons
' est peu volumineuse. Elle ne se condroite avec la moelle cervicale, mais irbure à convexité ventrale (fig. 1 74), lal inférieur diminue peu à peu de îrmine à la partie antérieure de la une dépression légère ; à ce niveau, sépare la moelle allongée du cerveau srsale, les cordons postérieurs de la
moelle s'écartent po|ir laisser à nu le plancher du quatrième ventricule. A ce niveau, ils présentent chez les crocodiles (fig. 176), deux renflements allongés, pyramides postérieures, réunies en bas par une lamelle triangulaire, obex ou verrou, qui est tendue au-dessus de l'angle postérieur du quatrième ventricule; cette lamelle et deux stries qui longent jusqu'au cervelet le bord interne des pyramides postérieures donnent attache à la membrane qui forme le toit du quatrième ventricule.
Sur le plancher du quatrième ventricule se voit un sillon qui continue le canal central de la moelle, sillon central; il sépare deux saillies longitudinales, les contons ronds, funiculi teretes. En dehors de ces cordons, on
Mi, modl* allonge ;/M.Irou de Monro; H»^, htmiaphèiti « piirc nenrruie; Or/, Iab« olfictlf; d, cemmiiHin inMri ■ du troliiin» venlrieule; fy, corps pituiHir»; H, iii, i<i, a » {Huxl.y|.
lue côté, un tubercule, iubernaissance au nerf auditif, vm.
. rudimentaire chez les tortues et les peu plus développé chez les sauriens surtout chez les crocodiliens(fig. I76
■che de celui des oiseaux. En avants il aque côté par des appendices latéraux t dirigée en avant. Il est creusé d'une it notablement la masse et le rattache.
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malgré son type un peu plus peifectionné, aii cervelet rudimentatre des amphibies et des reptiles inférieurs avec ses deux feuillets constitutifs.
Les lobes optiques ou tubercules bijumeaux sont peu développés chez les reptiles. Chez les crocodiles, un sillon léger existant à leur face interne en sépare deux petites éminences. La cavité du cerveau moyen ou aqueduc de Sylvius présente chez les sauriens une fente qui n'existe pas chez les autres reptiles et qui fait communiquer cet aqueduc avec l'extérieur, comme chez les poissons. Le troisième ventricule présente de chaque côté la saillie des couches optiques. Au-dessus de son ouvertMre supérieure s'élève la glande pinéale qui dans quelques espèces (Hatieria) présente à son extrémité la structure d'un œil véritable avec un cristallin et une réiine. Chez quelques sauriens on rencontre au-dessus de l'ouverture du troisième ventricule un rudiment de trigone. Chez les crocodiliens la disposition de ces parties est un peu plus compliquée ; on y distingue les pédoncules supérieurs de la glande pinéale, une commissure postérieure et unecommissure grise.
Les hémisphères cérébraux sont plus développés que chez les amphibies et !e sont surtout chez les crocodiles. Les faces internes des hémisphères sont unies par une commissure qui se compose de deux parties, une partie inférieure, transversale, qui représente la commissure blanche antérieure des mammifères, et une partie superficielle, supérieure, en forme de fer à cheval, et qui répond au corps calleux. A la face interne de chaque ventricule latéral on constate l'existence d'un corps strié. On trouve même chez les crocodiles une sorte d'ébauche
lobes olfactifs, allongés, sont creuse continue avec le ventricule la-
es qu'on trouve pour la première aie véritable avec ses cinq couches :nts nerveux qu'on retrouve chez rs.
n'ont pas le même degré de déve-
les reptiles. Les yeux, très rudinphisbènes, ont une organisation es serpents, les lézards et surtout On y trouve aussi le peigne, cet |Ui existe chez les oiseaux, et dont
inconnue. L'ouie,très obtuse chez ine chez les lézards et les crocoimaçon est encore presque droit.
;jà une ébauche d'oreille externe qui entoure la membrane du tyméveloppé chez les serpents et les ucoup chez les crocodiles qui posuobiles. On rencontre dans les es sauriens et les ophidiens, les int la signification est encore indérgardés comme des organes sensimt a son siège dans des organes i langue ou dans la cavité buccale.
très peu développée chez les tories serpents et les lézards, acquiert loppement chez les crocodiles. Si
soin de leurs œufs, elles s'occu-.
etits; cependant malgré leur état
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apathique habituel elles peu\ dans la saison des amours, e combats pour la possession d' et surtout les lézards sont plu:
être apprivoisés jusqu'à un a fendent leurs femelles et celles mais ces manifestations instir plus marquées encore chez les que plus redoutables, car ils au service d'un appétit insat s'explique par leur accroissem
Les centres nerveux des ois degré dans l'échelle du dévi
poissons et des reptiles. lisse lappiutnem sunoui ucaucoup de ces derniers, mais s'en distinguent principalement par le volume de leurs hémisphères cérébraux et de leur cei*velet.
La moelle présente les deux renflements, cervical et lombaire, correspondant à l'origine des nerfs des ailes et des pattes. Au niveau du renflement lombaire, le
r s'élargit comme au niveau de nstitue là une cavité, shius rbombaire, tout à fait comparable au ■t qui est caractéristique de la
ux présente la même forme gé- Ires et on n'y rencontre pas les 3ns trouvées chez les reptiles et s retrouverons aussi dans les digères .
me avec la moelle un angle bien : est volumineuse, plus longue )nvexe à sa partie inférieure et 3me conformation que chez les ! ventricule est complètement :t qu'il faut enlever pour l'aper-
I, de couleur grisâtre, est très lose d'un lobe médian, dont la is superior, présente des sillons sent en 10 à 20 lamelles mindes coupes antéro-postérieures.
chaque lamelle constituée par substance blanche entourée de ance grise; on a donné à l'enition, à cause de son aspect, le :S lamelles du vennis sont plus oquet et la pie que chez la poule, obe moyen du cervelet se détalatéraux, flocaUi, à peine visicanard, bien distincts chez le
pigeon, le perroquet, les oiseaux de proie, l'autruche, etc. En avant le cervelet se continue par une lamelle, valvule de Vieussens, avec le toit du cerveau moyen. 11
n'y a pas chez les oiseaux de pont de Varole distinct ; cependant on constate l-'existence de fibres commissurales transversales à la partie inférieure de la région correspondante du cerveau en avant de la moelle allongée et qui représentent le pont de Varole des mammifères. Le cervelet est creusé d'une peti'te cavité, ventricule céré-
belleux, bien visible sur et qui communique avt
Le cerveau moyen, M classes précédentes, par bijumeaux. Mais ces loi et sur le côté du cervea velet (fig. 179 et i8o) < par les hémisphères ce faut donc enlever le cen alors qu'ils sont constit des, assez volumineux réunis par unecommiss au-dessus de l'aqueduc arrière avec la valvule ( naissent de toute la sui du cerveau moyen, séps de la moelle allongée e
constituée par les pédoncules cérébraux. Les lobes optiques sont creusés d'une cavité qu'on peut voir en enlevant leur voûte, toit des lobes optiques, et qui communique avec l'aqueduc de Sylvius.
La partie supérieure du cerveau intermédiaire ne peut être vue qu'après l'ablation du cervelet. On y voit alors l'ouverture supérieure du troisième ventricule limitée en arrière par la commissure postérieure qui n'est autre chose que la partie la plus antérieure de la commissure des lobes optiques ; à ce niveau elle présente la glande pinéale. Sur les côtés de cette ouverture se trouvent deux saillies grisâtres, bien formées, mais peu volumineuses; ce sont les couches optiques qui se continuent en arrière avec les lobes optiques, en avant avec les
hémisphères ; en bas les couches optiques se prolongent dans la masse grise de Tinfundibulum. A la partie inférieure du cerveau intermédiaire, on rencontre les mêmes parties que chez les reptiles, Tinfundibulum ou le tuber cinerum avec la tige pituitaire et Yhypophyse et en outre en arrière de la commissure des nerfs optiques un petit mamelon, représentant des lobes inférieurs des poissons.
Le cerveau antérieur a la forme d'un cœur de carte * à jouer. 11 est gris-rougeâtre, volumineux et s'étend en arrière jusqu'au cervelet. Une scissure hémisphérique profonde le divise en deux hémisphères. Chaque hémisphère cérébral a une face supérieure convexe, une face inférieure concave et une face interne plane accolée à la face interne de l'autre hémisphère. La face supérieure est lisse; cependantony remarque une dépression longitudinale parallèle à la scissure interhémisphérique et qui sépare du reste de l'hémisphère comme une nouvelle ébauche de circonvolution de chaque côté de la scissure médiane. Ce sillon est quelquefois rejoint à sa partie antéro-externe par un autre sillon à direction presque transversale ; ces sillons sont plus prononcés chez les perroquets, les pies, que chez les oiseaux inférieurs, comme le pigeon ou le poulet. En arrière, les hémisphères cérébraux sont réunis par une commissure transversale, commissure antérieure, qui se voit en avant des couches optiques et du troisième ventricule, après Tablation du cervelet et l'écartement des hémisphères. A la face inférieure des hémisphères se voit un sillon peu prononcé, ébauche de la scissure de Sylvius des mammifères.
Quand on incise la face supérieure ou la face interne
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èmisphères cérébraux, on tombe dans les ventrilatéraux. Sur une coupe transversale, ces ventricules ie simples fentes et leur partie externe et inférieure :cupée par la saillie des corps striés. Les oiseaux
pas de corps calleux comme on en trouve chez les milêres.
voit par la description qui précède que le cerveau iseaux se rapproche beaucoup de celui des reptiles
le distingue surtout le développement des hernies cérébraux etdu cervelet; mais il n'y a là que des ■nces quantitatives et en réalité les deux cerveaux :onstruits sur le même type ; du reste, à en juger is le crâne, on retrouve dans certaines espèces aux fossiles les caractères du cerveau des reptiles, ■ la forme allongée du cerveau et le volume du au moyen. On sait d'ailleurs quelles étroites affinités giques unissent les oiseaux aux reptiles.
'^anes des sens. — La sensibililé tactile est surtout îée dans le bec, où l'on trouve des corpuscules :s spéciaux et dans la langue, du moins chez cer- : espèces. La vision est très développée. L'œil se ite sous deux types différents. Aplati chez les Jx nageurs, comme chez les poissons, il est au îire fortement convexe chez la plupart des autres ;s, forme qui est évidemment en rapport avec les tions différentes de la vision chez ces ani- . L'œil est du reste construit sur le même plan al que chez les reptiles, comme le prouve l'exis-
d'un peigne, seulement beaucoup plus développé. areil d'accommodation est très perfectionné, le le ciliaire et l'iris sont composés de fibres striées et
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non plus de fibres lisses comme chez les autres vertébrés, ce qui donne à la vue une puissance extrême et la facilité de s'adapter rapiderrient aux distances les plus variables. V oreille n'atteint pas, même chez les oiseaux chanteurs, un développement comparable à celui de l'œil. Le conduit auditif externe est tout à fait rudimentaire; la caisse du tympan ressemble à celle des reptiles et les osselets sont aussi réduits à un seul, la columelle, sauf chez les aigles, chez lesquels on trouve un rudiment de chaîne des osselets. Le labyrinthe a trois canaux demi-circulaires, mais le limaçon a encore une forme très simple et une organisation bien moins compliquée que chez les Mammifères. V odorat paraît assez obtus chez les oiseaux d'après les expériences récentes de Alphonse Milne-Edwards. Le goût doit être aussi très peu développé, vu la dureté des papilles de la langue, sauf peut-être chez le perroquet dont la langue est molle et riche en papilles.
Je ne m'étendrai pas sur les phénomènes instinctifs et psychiques que présentent les oiseaux, il y aurait là un chapitre beaucoup trop long et d'ailleurs les faits pris en eux-mêmes sont familiers à tous les lecteurs, quoique les interprétations varient suivant le point dé vue auquel se place l'observateur. Les instincts, si développés chez les oiseaux, se révèlent dans la recherche de leur nourriture, de leur toilette, dans tous les détails de leur vie solitaire ou sociale, dans leurs migrations, mais surtout dans ♦ous les actes qui concernent la conservation de l'espèce, ^t spécialement dans la construction de leurs nids. Leurs assions sont en général vives, surtout au moment des mours; c'est l'époque des chants à perdre haleine, des