AUX SANS SYSTEME I
de prolongements que nous avons vus chez les rhizopodes nus.
La différenciation commence à se faire quand on passe des amibes et de leurs congénères aux héliozoaires et aux radiolaires, comme dans VÀctîtiopbrys (fïg. 8) et la tbalasskole par exemple (fig, 9), et en même temps
Fio. 9, — 7Ca/j
commence ce qu'on a appelé la division du travail physiologique. Les caractères, jusqu'ici variables, de forme et de structure commencent à se fixer. Le corps tend à se rapprocher de la forme sphérique; les prolongements
pseudopodiques, plus réguliers, plus constants, sont ordinairement indépendants les uns des autres et entourent, comme des rayons, toute la superficie du corps; quelquefois même, dans certaines espèces, l'axe des pseudopodies est occupé par un filament rigide qui assure leur solidité et leur constance (fig. 10). Le noyau,
FiG. 10. — AcxtUbometra pulUdx ( Claparède)*.
qui n'était qu'accessoire chez les amibes, ne manque presque jamais. Les mouvements, sauf dans quelques espèces inférieures, ont perdu presque complètement le caractère amœboïde et sont en général peu actifs. La préhension des corpuscules alimentaires se fait du reste comme chez les amibes et est facilitée encore par l'action paralysante ou stupéfiante qu'exercent les pseudopodies sur les infusoires avec lesquels elles viennent n contact.
Il serait facile de trouver des formes de transition entre
* Les filaments axiles des pseudopodies vont jusqu'au centre du corps de 'animal.