NS SYSTEME I
les rhizopodes et les deux groupes pr
soires. Ainsi, dans quelques cas, les prolongements fins
et rigides de X'Amœba radiosa peuvent présenter, comme un véritable /u^eZ/HW), des mouvements de fouet ou d'ondulation de leur extrémité. Un flagellum existerait même d'après Lachmann, dans le genre Podostoma (fig. 4). Il en est de même pour les infusoires ciliés. Ainsi, dans un rhizopode à coquille, le Diaphorodon mobile, toute la surface du corps est couverte de cils fins et j'ai déjà mentionné les cils courts qui existent à la partie postérieure de X'Amœba terricola. Du reste Czerny a fait sur ce sujet une expérience intéressante j en plaçant des amibes dans une solution étendue de ' sel marin, il a vu le corps de ces animaux se recouvrir de cils agités d'un mouvement d'oscillation. On retrouve aussi d'ailleurs chez les infusoires inférieurs des formes amœboïdes et des mouvements de même nature peuvent s'observer encore dans des espèces assez élevées.
Avec les infusoires, nous faisons un pas en avant. L'activité physiologique se diversifie et se spécialise; l'on voit même apparaître les premiers rudiments de la vie psychique, quoiqu'on n'ait pu chez eux, jusqu'ici du moins, constater rien qui ressemble à un système nerveux. Mais ceci ne s'applique qu'aux infusoires ciliés, c'est-à-dire aux formes les plus élevées dans la série. Chez la plupart des infusoires flagellés au contraire, l'activité physiologique n'est guère au-dessus de ce qu'elle est chez les rhizopodes, et il en est même, commt les monadines (fig. 1 1), chez lesquels elle est certainement inférieure.
Chez la plupart des infusoires, la différenciation histologique et la division du travail physiologique qui lui correspond portent sur quatre points principaux: la nutrition, le mouvement, la sensibilité et la repro-
duction. Dans quelques espèces, comme les monades, la nutrition se fait absolument comme chez les amibes ; mais, chez la plupart de ces petits êtres, l'introduction de l'aliment a lieu par un point déterminé de la surface du corps ; tantôt comme chez beaucoup de flagellés, il
n'y a pas de bouche proprement dite ; mais, au moment où le corps étranger qui doit servir d'aliment vient de
r la surface de rorganism ^ ^__
se forme à la base de ce dernier une vacuole qui !e corps étranger et, tout en le digérant, l'entraîne peu vers l'extrémité opposée de l'organisme et 16 à l'extérieur ; il semble qu'il y ait là une sorte nac ou de cavité digestive voyageant de la partie ure à la partie postérieure du corps et faisant iivement office de bouche, d'estomac, d'intestin lUs. Un fait remarquable, c'est que la vacuole re paraît accommoder sa grandeur à celle du corps ;r. Chez les espèces supérieures, on trouve une ; véritable; tantôt c'est une simple dépression ordinairement à la base du flagellum (fig. 1 2 et 1 5); s fois, comme chez beaucoup d'infusoires ciliés, le ouverture en forme d'entonnoir (fig. 14), à 2 peut même faire suite un œsophage ou un X (fig. 1 5 et 16), quelquefois mobile et contracifin on trouve souvent un anus (fig. 17). Quant stence d'un estomac et d'un intestin admise par es auteurs, elle est encore douteuse. Un autre de nutrition se présente chez les acinètes, sortes oires parasites, ils possèdent deux espèces de prolents tentaculaires, les uns pour la préhension de -oie, les autres pour la succion ; la substance du ;tranger passe ainsi par une sorte de mouvement ant dans la substance même du corps de l'acinète me par aspiration (fig. 18).
nouvements des infusoires présentent pour nous up plus d'intérêt. Quand on examine à un gros- ;nt suffisant le corps d'un infusoire, on voit lessous de la membrane ou cuticule, qui en
Fis. 1$, — Tiiilimaêt inquiliitia •. Fia. 17. — Pl/ginlotia cardifiirmù •
auinla (Ehrttibsrg) ■■. (d'aplts Clapartdt, IifiaoirB, J* p«tlLt.)
28 ANIMAUX SANS SYS'
constitue l'enveloppe extérieui contractile distincte de la si jacente. Cette couche contrac des stries analogues à celles di quelques espèces, le stentor \ - fexistence de véritables fibrilli dans des directions déterminéf l'orifice buccal; le pédicule occupé par un véritable muscl
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n tube membraneui et par un tontenu fibrîllaire dont lai disposnion serait d'aptes Butsehli identique en bien des points ,à celles qu'offrent
substance contractile de la fibre musculaire striée. D'après le mime auteur le curare n'abolit pas la iontr»ctîlité du prolongement flagelliforme qui
curare, les contractions spontanées (volontaires) du prolongement ne pourraient se faire, ce qui permettrait d'assimiler i un fil« nerveux le filament qui va du plasma central du corps d* l'animal a la base do flagellum. On sait en
A cette couche contractile s'ajoutent, comme organes moteurs, les prolongements de diverses formes qui, sous le nom de cils, de cirres, de tentacules, de flagellum, etc. .partent de la surface du corps et sur lesquels est basée la classification des infusoires. Ces cils sont tantôt uniformément répartis sur toute la surface du corps (fig. 1 4), tantôt groupés dans certaines régions et spécialement autour de la bouche (fig, 1 5), Ces cils sont agités de mouvetnents très vifs, de sorte qu'au microscope la vitesse de ces mouvements, amplifiée par le grossissement, empêchant de les voir, l'animal paraît
entouré d'une zone claire transparente , mais ils deviennent très apparents quand ils se ralentissent, ce qui arrive toujours au bout d'un certain temps quand on continue l'observation ; on voit alors que le mouvement de tous ces cils se fait dans le même sens. Les mouvements de ces cils paraissent tout à fait involontaires,
mais empêche l'action du nerf sur les muscles. Cette observation de Vignal
ANIMAUX SANS SYS
lUe ceux des autres pro te, fig. 3i), ne se fon I but déterminé et semi mal.
prolongements en forr nbreux ; ils peuvent mê
et coexister ou non av céments servent à la fî> ule des vorticelles, et h
les suçoirs de l'acin
avec ces différents or es une très grande van ;s plus intéressants quï d'eau croupie ou dans i
corps passer de la foi s'allonger, se courber imbrane peu tendue, s
s'étrangler ou se renflt jace de quelques mom 1 intérieure de l'anim
instant. En même ter 16 dus à la couche co ibstance, on observe ments de progression.
elquefois se fait sur pi î tourbillon toutes les i s fois cette rotation se ■ e progression. Cette pr* ;oujours dans une mi si on ose donner le nor le ces petits organisme
spécialement chez les cilio-fiagellés , que la progression se fasse soit en avant, soit en arrière. Tantôt c'est une sorte de course plus ou moins rapide ou une série d'allées et de venues qui rappellent d'une façon frappante le chien qui cherche une piste. La progression est produite soit par les mouvements des cils, soit par le flagellum : dans quelques cas, celui-ci présente une rotation en pas de vis et agit comme une véritable hélice ; puis quelquefois brusquement, quand l'infusoirea devant lui un obstacle, on le voit reculer et prendre une autre direction. Quand on fait ces observations, quand on examine la variété, la précision, la coordination de ces mouvements, et surtout leur exécution en vue d'un but déterminé, la recherche d'une proie, on ne peut s'empêcher de les comparer aux mouvements volontaires des animaux supérieurs, et on est porté à accorder à ces petits êtres des aptitudes et des activités d'un ordre relativement élevé.
A ce point de vue, il est important de constater chez eux l'état de la sensibilité. Il est évident d'abord que les prolongements qu'ils présentent, cils, flagellum, etc., sont à la fois, sinon tous, au moins beaucoup d'entre eux, des organes de mouvement et des organes de sensibilité tactile. Cette sensibilité est même très délicate, et, pour s'en assurer, il n'y a qu'à voir la façon dont ces petits êtres se comportent avec les corps étrangers qui leur servent de nourriture ou avec d'autres infusoires.lls sont sensibles aussi non seulement aux variations de température, mais à certaines qualités des corps qui correspondent probablement à ce que nous appelons goût et odorat; comment expliquer autrement leur
ation dans les points où se troi le? La lumière agit aussi sur recherchent, tandis que les
et la fuir ; on a pu les distin 'hotopbobes et pbolapbiles. Leur iinent dans une direction ps umineux. Faut-il admettre ch
perception de la lumière ? .
it discutée. Chez plusieurs es| ntérieure du corps, un ou dt Kulaires, stigvtates) qui son1 rouge; ces taches paraîssen les il la lumière, mais en a m corps incolore, fortement ré à un cristallin, et même aterait chez quelques péridii mentaire constitué par une et lée et un cristallin. Engelm eugléna, démontré la sensil nt transparent situé en avant c tencechez certains infusoires e qui paraît aujourd'hui bien
arrêter un instant à cause i : de vue qui nous occupe ic lans cet organe oculaire la p
nerveux, en un mot un vérit;
aurait là, je crois, une erreu
en effet, distinguer soigne ppelle l'œil, l'appareil ner\ Je, la rétine et le nerf optique d'une part, le et les milieux réfringents de l'autre. Cette
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distinction se trouve déjà justifiée à la fois par le fonctionnement physiologique et par le développement même des deux appareils. Le cristallin se développe tout à fait indépendamment de la rétine et, au point de vue fonctionnel, il agit comme une simple lentille. Si je concentre avec une lentille les rayons lumineux sur un point localisé d'un organisme composé de protoplasma sensible à la lumière, cette concentration de rayons amènera une excitation en ce point et pourra déterminer tel ou tel mouvement. Eh bien, Torgane oculaire des infusoires n'agit pas autrement que cette lentille; ce n'est pas en réalité un organe visuel, c'est un organe dioptrique qui localise et concentre la lumière, et qui n'implique en rien une activité nerveuse. Avec cette interprétation, on s'explique facilement qu'on ait pu rencontrer ces taches oculaires chez des micro-organismes végétaux, comme Balbiani l'a constaté récemment sur le Pandorina morum^, fait qui pourrait sembler bien étrange si l'on donnait à ces taches oculaires la signification d'organes sensoriels véritables.
L'observation des infusoires semble donc indiquer chez eux une certaine activité psychique et l'existence de mouvements volontaires et d'une véritable conscience. La manière dont ils recherchent leur nourriture le prouve déjà d'une façon suffisante; mais il est d'autres faits qui sont plus remarquables encore et qui paraissent révéler chez eux des actions psychiques d'un ordre relativement élevé. Quand un petit infusoire s'approche d'un gros, dès qu'il est atteint par le mou-
^ Voir les intéressants articles d'A. Binet sur la Vie psychique des microorganismes (Revue philosophique ^ 1887, p. 469),
Bbaunis, L'Evolution du système nerveux. 5
cil!
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ph
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tareils faits, on peut se demander si le nerveux est absent chez les infud'un œil a été invoquée en faveur ais nous venons de voir que la prément dioptrique n'implique en rien ;tème nerveux. Je mentionnerai cesressant à ce point de vue et qui a '■ Slylonicbia mytilus (fig. 32). Cet laque côté de la bouche et sur la face les cils séparés les uns des autres par 'ailes. Les mouvements de ces cils, ïgression de l'animal, se font d'une
à coup. Arr
é par hasard dans le voisinage d'une
1 changeait d
la vort [celle
fixe, en dansant comme un papillon
il glissait sur
elle en la lâtant (a et là, sans cesser
axe longitudinal. Lorsque ce jeu avait duré quel-
s'était rèpél e fixait gêné
plusieurs fois auprès de divers indialement à l'eitrémîté inférieure ou
: la tige. Au
)out de quelques minutes on pouvait
était en trai
de s'effectuer. » On peut cependant
n' était pas t
elle.
pourrait gué ;eon libre, d
ivait abandon
e s'appliquer au fait suivant observé
ce naturaliste, croisa la direction
ne grosse vorticelle qui chassait à
né Si tige suivant le mode habituel.
:ra le bouise<
changea sub
lement de direction et suivit la vor-
ts grande. ]l
se fit une véritable chasse qui dura
boui^eon, pendant ce temps, demeura seulement
Iclavortîcell
, mais i] ne l'atteignit pas et la perdit
ersion soudaine. Là-dessus, le bour-
propre route. »v«c la
vitesse moindre qu'il avait au début.
a Ces exemple
sont remarquables, car ils dénotent
une
apide, une déci
ion volontaire prompte et assurée, graduelle, »(Brehm, Ttri, etc., trad.
nt les articles de A. Binet dans la
fnn
caise, p. 637)
Voir
aussi sur ce po
LOTOZOA1RE5 37
'organisme remplit à la fois les lestion s'éclaircit singulièrement s division artificielle d'infusoires erniers temps par quelques natupar Grùber. On peut, en s'adres- ; assez volumineux, comme les deux parties et voir chacune des deux parties se régénérer de façon à former un individu complet. Mais si on divise l'animal incomplètement en produisant ainsi une sorte de monstre double, composé de deux moitiés ne tenant plus que par un pont plus ou moins mince de substance protoplasmique, on observe des faits intéressants. Tant que le pont qui les réunit existe, les deux moitiés présentent une remarquable synergie de leurs mouvements, et non seulement des mouvements de locomotion, mais aussi des mouvements de leurs cils, et cette synergie persiste tant qu'un filament protoplasmique les réunit; mais, dès que ce filament est rompu, dès que l'union est détruite, les deux moitiés se comportent comme deux êtres tout à fait indépendants.
En résumé, chez ces animaux dépourvus de système nerveux, nous trouvons donc, à l'état rudimentaire, les divers modes d'activité que nous désignons habituellement sous le nom d'activité nerveuse.
CHAPIT
Nous abordons maintenant dent un système nerveux et lution de ce système nerveu et voir comment il s'élève p' successifs, à l'état qu'il préseni rieurs et chez l'homme. Quo sition que nous rencontrero de faire des coupures dans ce:
créer des catégories forcément pendant, pour plus de clar types principaux ces formes nerveux. — Ces types sont le;
1° Type disséminé;
2° Type radié ;
3° Type bilatéral vei
4° Type médian don