‹ L’exclusion du pylore par ligature: Ses résultats éloignésChapitre 10 sur 36 · ER · texte numérisé non relu

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ment la paroi s’il est suffisamment serré pour obtenir la stricture.

Une variante de cette opération, employée par RiIcARD et LABBEY, et décrite par SÉQUIGNOT dans sa thèse, consiste à passer le fil à l’aide d’une aiguille spéciale entre muqueuse et sous-muqueuse, et à n’étrangler ainsi que la muqueuse. Cette façon de faire évite les accidents de perforation aiguë qui sont à craindre avec la simple ligature.

b) Les autres, et ce sont ceux qui ont prévalu, utilisent #n matériel autoplastique. Que ce soit une bandelette de fascia prélevée sur la gaine du grand droit, comme dans le procédé type de WILMS, que ce soit w” tragment d’épiploon libre ou pédiculé, un lambeau du tissu cellulo-graisseux sous-cutané tressé, comme le font REHN et MYAGUCHI, que ce soit enfin le l1gament rond hépatique (POLYA, GGBELL) le principe est toujours le même: on se propose de placer un lien qui puisse faire corps avec la paroi gastrique, qui, loin de la couper, la renforce en constituant un anneau constricteur de tissu fibreux solide, résistant et définitif.

La technique de PoLyaA, la plus répandue, atteint ces divers buts. Après avoir dégagé le pylore sur toutes ses faces, cet auteur isole le ligament rond sur une longueur de 12 à 15 cm. environ, dans sa partie la plus solide, le sectionne et le passe autour du canal pylorique. Puis il fait avec ses deux bouts un nœud simple qu’il serre assez fortement pour obtenir une sténose complète. Ce nœud est assujetti par quelques points à la soie. Enfin, le ligament est enfoui par une rangée de sutures séro-séreuses.

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