RATE PRET DE EE
ms COTI —
Inversement les observations qui précèdent nous ont fourni de nombreux exemples de G. E. fonctionnant bien malgré la perméabilité persistante du pylore.
KT, Théophile, 32 ans. Temps d'observation: 2 ans. Depuis juin 1924 souffre de douleurs gastriques sans rapport avec les repas.
Etat à l'admission le 15 novembre 1925: Bon état général.
Chimisme gastrique, après repas d’épreuve.
HCI libre = 0 , HCI combiné — 0,4 %o
Radioscopie : Bulbe duodénal déformé, biloculaire.
Opération : le 21 novembre 1925. Sur la paroi antérieure, versant duodénal du pylore, une plaque indurée de la grandeur d’une pièce de 50 cts. Pas de cratère palpable. E. L., G. E.
Suites immédiates : Très bonnes. $
Suites éloignées: Un contrôle radiologique fait 15 jours après l'opération montre que le pylore est fermé, que la G. E. fonctionne bien. Malgré cela, le malade continue à souffrir. 11 a des vomissements fréquents.
Le 19 janvier 1926, il se fait admettre à nouveau.
Contrôle radiologique. Fortes contractions péristaltiques et cependant aucune évacuation ni par le pylore ni par la G. E. Après deux heures seulement l'estomac commence à se vider par la G. E. Sept heures après, l’ingestion de la bouillie, il y a encore un petit reste.
Réopération le 12 février 1926 (Prof. Stolz). — L'ulcère est guéri. Le pylore est imperméable, mais l’anastomose est si fortement rétrécie que la pointe du petit doigt n’y peut même pas pénétrer.
Elargissement de l’anastomose.
Suites: bonnes.
Revu le 22 mars 1927 en très bon état, complètement débarrassé de ses troubles gastriques. Mange et boit de tout sans inconvénient.
Contrôle radioscopique: Fonctionnement excellent de la G. E. et du pylore qui laisse passer de petites quantités de bouillie.
Wa. Laurent, 43 ans. Temps d'observation: 10 ans.
Souffre de l'estomac depuis 1910 environ. En 1914 très forte hémorragie. Le taux de l’hémoglobine s’abaisse presque AO
Malgré un régime sévère, aucune amélioration.
Etat à l'admission le 19 mars 1917: Etat général bon, très fortes douleurs. Hémorragies récentes. Point douloureux épigastrique.
Radioscopie: Estomac bas situé. Péristaltisme survenant rapidement, très profond, très violent. Antre large. Evacuation non retardée. Point douloureux un peu au dessus du pylore.
Opération: le 22 mars 1917. Adhérences étendues entre le duodénum et la vésicule biliaire. A la paroi antérieure duodénale, surface cicatricielle, qui dénote un petit ulcère avec cratère palpable E. F., G. E.
Suites immédiates : Très bonnes, sans complication.
Suites éloignées : Se porte bien jusqu’en juillet 1919. À ce moment, hémorragie forte et subite sans prodrome. Perte de connaissance. Il guérit de cette hémorragie, mais commence bientôt après à éprouver des douleurs après chaque repas. Une amélioration survient ensuite. Le malade ne se plaint plus de rien.
En décembre 1921, après un repas copieux, surviennent de très violentes douleurs. À partir de ce moment souffre régulièrement 4 à 5 heures après le repas lorsqu'il mange de la viande.
Contrôle yadioscopique (20 décembre 1921). La G. E. fonctionne tardivement. L’estomac montre un péristaltisme exagéré: évacuation par le pylore. Un régime produit une amélioration jusqu’en 1923. Depuis 1923, souffre après chaque repas (une à deux heures après), vomit fréquemment. Les selles sont noirâtres. N’a plus d’hémorragie depuis 1923.
Etat à l'admission : le 7 février 1927.
Chimisme gastrique: après repas d’épreuve:
HCI libre = 1,93 %o HCI combiné — 2,60 %o
Selles: Réaction de Weber fortement positive.
Radioscopie : 9 février 1927.
La G. E. fonctionne bien. Pas de signes d’ulcère peptique. La région prépylorique est déformée et douloureuse.
Opération. Le 11 février 1927 (Dr Raul). — Pylore bien perméable, malgré l'anneau fibreux de ligature que l’on peut parfaitement bien reconnaître et qui fait corps avec la paroi du pylore. Sur le versant duodénal, on voit la cicatrice encore un peu indurée de l’ancien ulcère. Elle ne s’injecte pas.
La G. E. ne présente aucun signe inflammatoire, mais elle est extrêmement étroite. On ne constate pas d’ulcère peptique.
Résection de l’antre pylorique et nouvelle G. E., après avoir fermé la brèche jéjunale de la première.
Suites: À bien supporté l'opération mais a fait quelques jours après une pneumonie qui, au lieu de se résoudre, a passé à l’état chronique. Est rentré chez lui dans cet état.
Mai., Ignace, 61 ans. Temps d'observation : 4 ans. Temps de latence: 4 ans.
Depuis janvier 1918 souffre de l’estomac. Vomissements une heure après les repas trois à quatre fois par semaine. Aggravation en mai 1918. Une hématémèse.
Etat à l'admission le 6 juin 1918.
Radioscopie : Estomac ectatique, ptosé. Pylore fortement sténosé. Péristaltisme intense et fréquent, sans passage de la bouillie. Grosse courbe d’hypersécrétion. Estomac vide en 6 heures.
Opération : le 18 juin 1918.
Ulcère du pylore. Exclusion par ligature en amont par bandelette aponévrotique. G. E.
Suites immédiates : Très simples. Aucun incident.
Suites éloignées: Se porte parfaitement bien jusqu'à fin septembre 1922, c’est-à-dire pendant 4 ans. À ce moment, nouveaux troubles gastriques. Vomissements après les repas.
Réopération: le 27 février 1923 (Prof. Stolz). Au pylore reste l’anneau de striction, laissant la lumière AT pour le bout de l’index.
Plus tyace d'ulcère. L'ouverture anastomotique est Fotencet rétrécie (environ 1 cm. de diamètre) de plus il y a une injection séreuse marquée. On résèque les bords de l’anastomose, tant gastrique que jéjunaux et on fait une nouvelle anastomose, au même endroit.
Suites immédiates simples : L'opération est très bien supportée ; le malade quitte la clinique guéri.
Dans la suite il n’a jamais plus éprouvé de troubles gastriques, mais il a présenté à plusieurs reprises, en 1924-1925- 1926 des accidents d’occlusion par brides péritonéales, pour lesquels il a subi avec succès trois nouvelles laparotomies.
Revu le 8 décembre 1926 : il se porte très bien.
Contrôle radiologique : Image identique à ce qu’elle était avant la deuxième intervention. La G. E. fonctionne de suite et rapidement. Bulbe duodénal normal.
Cham. Jacques, 49 ans. Temps d'observation: 8 ans.
Souffre depuis 1915 environ de l’estomac. En 1919 un éclat d'obus l’a blessé au ventre (?) et il est opéré (?). A la suite de cette opération, les douleurs augmentent. En :ro10 il vomit presque chaque jour, parfois des restes alimentaires JOMTMCENN2TEAIOUES. |
Etat à l'admission : le 19 janvier 1919. Fort amaigrissement. Résistance épigastrique et douleurs à la pression.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve.
HCI libre = 1,70 Yo HCI1 combiné = 2,70 Yo Selles: Réaction de Weber négative.
Opération : le 20 janvier 1919: Ulcère typique avec peu de réaction inflammatoire, au niveau du pylore. Celui-ci est
en partie sténosé. Exclusion en amont avec une bandelette aponévrotique. G. E.
Suites immédiates : simples, sans complication.
Suites éloignées: Subjectivement, guérison complète. Le malade est très maigre, pâle. Cependant, il dit avoir bon appétit et ne jamais vomir.
Contrôle radiologique : Image typique de sténose : estomac en cuvette, plongeant dans le petit bassin. Après une heure seulement la G. E. commence à fonctionner. Rien ne passe par le pylore. L’évacuation se fait très lentement et seulement par la G. E.
Ces observations sont un peu disparates. Dans deux cas (obs. 55 et 56) il est manifeste que l’on a affaire à un ulcère peptique guéri, mais non pas guéri sans dommages, puisqu'il a causé une rétraction cicatricielle de la bouche.
Cette interprétation s'appuie sur les faits suivants :
1° Temps de latence très long — 2 à 4 ans après l'opération — avant la réapparition des troubles. S'il s'était agi de la persistance du premier ulcère, ceux-ci n'auraient pas ou peu subi de modification. On aurait sans doute lors de la deuxième intervention trouvé des traces encore relativement fraîches de ce premier ulcère.
2° Intensité des symptômes lors de la reprise des troubles : douleurs, hémorragies, qui parle contre un rétrécissement primitif de l’anastomose.
3° Temps relativement long écoulé entre la réapparition des troubles et la réintervention, et pendant lequel on peut très bien imaginer la guérison spontanée d’un ulcère peptique de petite dimension.
Dans l'observation 55 ce sont 8 années, dont 4 après la dernière hémorragie, qui s’écoulent avant qu'on se décide à une nouvelle laparotomie.
HN Te EURE
Chez le malade de l’obs. 56, un an seulement est laissé à l’évolution des troubles, mais aussi trouve-t-on à l'opération une injection et une induration séreuse, bien suspecte, et qui, malgré l’absence sur la muqueuse de toute solution de continuité, doit nous confirmer dans notre hypothèse.
Dans tous les autres cas, la genèse des accidents est beaucoup moins claire, qu’ils soient survenus précocement (obs. 54) ou qu'ils ne soient apparus que quatre ou huit ans après l'opération, il s’agit d'un rétrécissement lent de l’anastomose, sans période aiguë, sans symptômes violents. Notons que dans deux de ces cas le pylore ne fonctionnait pas lors de l’apparition des accidents.
L'interprétation nous en semble fort obscure. Y a-t-il eu là aussi un ulcère peptique à évolution lente et torpide? Ou bien la tendance des tissus à la rétraction cicatricielle a-t-elle été suffisante pour atteindre à ce point la suture gastro-intestinale?
Enfin, dans le dernier de ces cas (obs. 57), où le dysfonctionnement gastrique manifeste ne s’accompagne d’aucun trouble subjectit, ne s’agit-il pas d’un néoplasme obturant l’orifice? Le malade ayant refusé l'intervention, nous ne pouvons répondre à cette question. Là encore, nous devons attendre l’évolution ultérieure qui peut-être fixera notre diagnostic.
F. — Ulcères peptiques.
C’est la complication la plus grave qui grève les résultats d'opérations gastriques.
Nous n'avons compté dans cette série que les cas
indubitablement établis, soit par le contrôle d’une réintervention, soit par la netteté des symptômes et de l'examen radiologique.
Il nous faudra naturellement tenir compte pour établir une statistique des cas dont nous avons déjà parlé, où nous avons la quasi certitude qu'il s’est également développé un ulcère anastomotique.
Comme ci-dessus nous avons classé les observations d’après le temps de latence, l'intervalle libre pendant lequel on pouvait croire à une guérison complète, entre l'intervention et l'apparition des premiers accidents.
Fe. Georges, 61 ans. Temps de latence o. Temps d’observation: 10 ans.
En 1915 présente des hémorragies gastriques.
Opération : le 1°T juillet 1915. Ulcère du pylore. E. L. en amont. G. E.
Suites éloignées: N'a jamais été guéri depuis l'opération. A continué à souffrir périodiquement. De temps à autre hémorragies plus ou moins abondantes, sous forme de melaena.
Etat à l'admission en 1925 : Etat général défectueux. Douleurs violentes deux à trois heures après les repas. Signes de sténose serrée: Vomissements tardifs abondants et très acides. Clapotage cinq heures après les repas.
Chimisme gastrique :
à jeun: 150 cc. de liquide noirâtre.
après repas d’épreuve:
HCI libre =25,07000 HCI combiné — 2,66 %o Selles : réaction de Weber négative.
Réopération : le 11 août 1925. Tumeur inflammatoire com-
prenant le côlon transverse, la bouche anastomotique, avec une partie de l'estomac et du jéjunum. Résection de toute
RS
cette masse, puis suture intestinale latéro-latérale. G. E., Fermeture des deux tranches coliques. Cœco-sigmoïdostomie. Suites immédiates: assez simples. Le malade se remet rapidement du choc opératoire. Aucune complication. Suites éloignées : S’est très bien porté depuis l'opération. Revu le 24 mars 1927, en bon état. Souffre encore de temps à autre, surtout lorsqu'il prend des aliments lourds. Contrôle radioscopique : Evacuation normale par la G. E.
Quelques irrégularités de contours au niveau de la bouche (adhérences?).
Hen. Guillaume, 20 ans. Temps d'observation: 3 ans. Le 25 septembre 1924 est amené d’urgence à l’hôpital pour perforation d’ulcère gastrique.
Opération : le 25 septembre 1924.
Suture d’une perforation grande comme une tête d’épingle siégeant sur la première portion du duodénum et G. E. Drainage du Douglas.
Suites : Le malade se remet bien et quitte le service guéri le 10 octobre 1924.
T1 ne souffre plus de rien jusqu’en août 1926. À ce moment, il éprouve de nouveau des douleurs trois à quatre heures après les repas.
Examen radiologique: La G. E. fonctionne normalement. Elle est peu sensible. La grande courbure est le siège de contractions spasmodiques de la région pylorique. La partie supérieure du duodénum montre un niveau horizontal. Le pylore se remplit bien mais pas le bulbe, où persiste un spasme.
Réopération le 11 janvier 1927 (Prof. Stolz). Le pylore et le duodénum forment avec le foie un bloc d’adhérences que l’on dissocie avec peine. On ne voit pas nettement le siège de l’ulcère. E. L., G. E.
Suites immédiates : Très bonnes.
Suites éloignées: Après une guérison de deux mois, les douleurs reprennent deux heures après les repas.
Point douloureux entre l’appendice xiphoïde et l’ombilic.
Réopération : L'exclusion est devenue tout à fait lâche, le pylore est largement perméable. Le pylore est encore entouré d’adhérences lâches.
Ulcère peptique pénétrant de la partie antérieure de la bouche anastomotique.
On en fait la résection, en enlevant à la fois l’antre pylorique et la partie du jéjunum qui porte l’anastomose ; suture intestinale terminale. Fermeture du duodénum et G. E. terminolatérale d’après Polya.
Suites: Les suites opératoires sont bonnes. À part une forte dyspnée avec élévation de température le lendemain de l'intervention. La guérison évolue normalement.
La pièce opératoire montre l’ancien ulcère duodénal complètement guéri, sous forme d’une petite induration cicatricielle. Le ligament rond fait corps en avant avec l’estomac. En arrière, il passe en pont sur la face postérieure. L’ulcère peptique siège sur la bouche même. On ne voit à ce niveau aucun corps étranger.
Bo. Victor, 58 ans. Temps d'observation: 3 ans. Depuis octobre 1919 éprouve des troubles gastriques vagues, avec périodes d’aggravation et d'amélioration. Le 10 mars 1921 hématémèses violentes. Puis, pendant un certain temps, fortes douleurs quatre heures après les repas. En octobre 1921, nouvelles hématémèses, puis, après une longue accalmie, en mars 1923.
Etat à l'admission le 22 mai 1923 : Bon état général, Wassermann négatif. Sensibilité épigastrique.
Selles : réaction de Weber négative.
Radioscopie: Forte sténose pylorique. Ectasie gastrique avec antipéristaltisme. Bulbe déformé.
Opération le 25 mai 1923. Ulcère calleux de la paroi antérieure de la première partie du duodénum, avec un petit cratère, le tout peu volumineux, mais adhérent au pancréas. EPLETGAE:
Suites immédiates : Très bonnes, aucune complication.
Suites éloignées : Ne s’est bien porté que pendant quelques mois, puis a éprouvé dès août 1923, des douleurs périombilicales. N’a pas vomi. Ces douleurs persistent en 1926.
Etat à l'admission le 10 février 1926. Région ombilicale douloureuse à la pression.
Selles: Réaction de Weber fortement positive.
Contrôle vadioscopique : G. E. située au point déclive, fonctionnant bien. L’estomac se vide par là pour la plus grande partie. Pylore perméable, laisse passer de temps en temps de petites quantités de bouillie. Pas de niche. Point douloureux à trois travers de doigts au-dessus de la bouche de G. E.
Réopération le 19 février 1926 (Prof. Stolz).
Fortes adhérences des organes à la paroi. Autour de l’anastomose adhérences fraîches. Ulcère peptique au bord antérieur de la bouche. Cratère palpable creusant le mésocolon. Excision de l’ulcère développé totalement aux dépens de l’intestin.
Suites : simples. Pas de complication.
Revu le 14 décembre 1926 en très bonne santé.
Contrôle vadioscopique: La G. E. fonctionne bien. Le pylore ne laisse plus rien passer.
Gr. Alphonse, 48 ans. Temps d'observation : 2 ans. Temps de latence: Ir an.
En 1907, âgé de 28 ans, éprouve subitement de fortes douleurs gastriques et a une hématémèse abondante. Puis, tout rentre dans l’ordre avec un régime. En 1911, nouvelle hématémèse. Puis, en 1913. En 1917 éprouve des douleurs violentes après les repas.
Etat à l'admission: Sensibilité épigastrique.
Chimisme gastrique après repas d’épreuve :
HCI libre 2291000 HCIMcombiné "3,29 %0
Opéyation le 12 février 1917. Adhérences fortes entre le duodénum et la vésicule biliaire. Au pylore un petit ulcère induré. E. F., G. E. et entéro-entérostomie de Braun, parce que la bouche coude trop fortement l’anse jéjunale.
: Ah tete I 1}
Suites immédiates: Bronchite assez forte. Par les efforts de toux, le malade disjoint sa suture. Eventration qui guérit par seconde intention.
Suites éloignées : Se trouve bien jusqu’en mars 1918, reprend son métier et ne souffre plus.
Le 7 mars 1918, hémorragie violente. Anémie aiguë, Lorsque le danger est passé, on fait un
Contrôle radioscopique : Estomac petit. Antre à peine formé. La G. E. située au point déclive fonctionne de suite et très rapidement. Après cinq minutes le tiers de la bouillie est dans les anses grêles.
Le 29 sept. 1918 nouvelle hémorragie, puis le 10 juin 1919. Souffre continuellement. “
Chimisme gastrique: Après repas d’épreuve.
HCI libre = 0,95 %o HCI combiné — 1,35 %o
Réopération le 14 ïuin 1919 (Prof. Stolz).
Au bord de l’anastomose on constate un ulcère pénétrant. Excision des bords de l’ulcère puis suture.
Suites : bonnes.
Revu le 9 février 1927 en bon état. Eprouve encore de temps à autre des brûlures. Dit même avoir eu des selles noires. Actuellement la réaction de Weber est négative.
Contrôle radioscopique : La G. E. fonctionne très rapidement au point déclive. Le pylore ne laisse rien passer.
Wi. Emile, 77 ans. Temps d'observation: 10 ans. Temps de latence : r an.
Souffre depuis 1899 de douleurs épigastriques. On posait déjà à cette époque le diagnostic d’ulcère gastrique. Avait alors de fréquentes hémorragies.
En 1915 nouvelles hémorragies.
En janvier 1917 nouvelles hémorragies, recrudescence des douleurs. |
Etat à l'admission le 16 octobre 1917. Anémie prononcée.
Chimisme gastrique : Après repas d’épreuve :
HCI libre = 0 22 HCI combiné — 0,62 Yo S Selles — Réaction de Weber positive.
Opération le 20 octobre 1917. Estomac fortement attiré vers la droite. Pylore fixé à la vésicule biliaire et au foie par des masses couenneuses. L’extirpation est impossible : E. L., G. E. Gros ulcère calleux, adhérent en arrière au pancréas.
Suites immédiates : excellentes. Aucun incident post-opératoire.
Suites éloignées : Bonne santé pendant un an. Puis, douleurs comme avant. Puis, deux très fortes hémorragies.
Réopération : le 31 juillet 1919. (Prof. Stolz.) L'anastomose est fortement adhérente au côlon transverse. -En sectionnant ces adhérences on ouvre un ulcère en voie
de perforation dans le mesocôlon transverse. On excise les
bords et on suture transversalement. On excise le fond de l’ulcère.
Suites immédiates : bonnes, sans complication.
Suites éloignées : Jusqu'en 1921 s’est très bien porté, n’éprouvant jamais de douleurs.
Puis, surviennent de nouveau des douleurs après les repas. Deux mois après, a eu des hémorragies, puis une période de trois ans de bien-être complet. A Noël 1925, puis en octobre 1926, nouvelles hémorragies très violentes: sang en
caillot dans les selles. Douleurs sous forme de crampes périombilicales.
Revu le 14 février 1927, très anémié, très pâle, le teint est celui d’une anémie pernicieuse, légèrement jaunâtre.
La cicatrice opératoire est large. Il existe une éventration assez large, mais dont le malade ne se plaint pas. On ne palpe pas de tumeur.
Point douloureux à gauche de l’ombilic.
Contrôle radioscopique : L'estomac est de forme normale et fonctionne bien. La G. E. est au point déclive. Elle montre une évacuation normale. Le pylore n’est pas visible.
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Za. Georges, 31 ans. Temps d'observation : 6 ans. Temps de latence: 4 ans.
En mai 1918 commence à souffrir de crampes abdominales accompagnées de constipation et parfois de vomissements. En 1919 éprouve de nouveau des douleurs, deux heures après les repas. Suit un régime jusqu’en 1921. Malgré cela, les douleurs augmentent.
Etat à l'admission, le 19 septembre 1921. Toute la région épigastrique est douloureuse.
Chimisme gastrique: après repas d’épreuve:
HCI libre 205 HCI combiné = 3 %
Radioscopie : Encoche à la grande courbure tout près du pylore. Pas d’hyperpéristaltisme net. Niche de la grandeur d’une noisette entre première et deuxième portion du duodénum ; 3° portion très dilatée.
Opération le 22 septembre 1921. Adhérences très fortes du duodénum avec la vésicule et le foie,.
Vaste induration circulaire du duodénum et du pylore. Le côlon y adhère.
Exclusion par ligature en amont avec une lanière aponévrotique. G. E.
Suiles immédiates : Excellentes. Aucun incident.
Suites éloignées : S'est trouvé bien jusqu’en 1925, pendant quatre années environ, puis a commencé à vomir surtout après l’ingestion de certains aliments (bière). Peu de temps après, apparaissent des diarrhées abondantes très liquides, contenant des glaires et une sorte d’écume.
De plus, le malade a des vomissements putrides qui sentent les matières fécales.
11 maigrit rapidement, malgré une alimentation abondante.
Etat à l'admission : le 18 mars 1926. Etat général encore satisfaisant.
Chimisme gastrique : acidité normale : après repas d’épreuve :
HCI libre = 0,73 %o * HCI combiné — 1,39 %o
Selles liquides couleur soupe de pois, ne contenant pas de sarg chimiquement décelable. Au microscope on reconnaît des fibres musculaires et des grains d’amidon non digérés.
Réopération le 23 mars 1926 (Prof. Stolz).
L'ancien anneau d’exclusion est en place et assez serré. I1 existe cependant une ouverture de 1/2 cm. de diamètre environ. Sur le duodénum, plus de trace d’inflammation aiguë, mais cicatrice déformant le bord inférieur de la première portion. À la palpation, épaississement assez dur, mais sans cratère. En somme, l’ancien ulcère est bien guéri : le colon transverse n’est plus du tout adhérent à cet endroit.
L’anastomose n’est pas entourée d’adhérences inflammatoires, maïs le côlon est fixé contre elle, et en explorant avec le doigt on se rend compte qu’il existe une fistule jéjunocolique, séparée par un éperon de la communication jéjunogastrique. L’anastomose gastrique n’est pas rétrécie.
On fait l’exclusion de la portion du côlon transverse fixée à l’anastomose, en sectionnant le côlon de chaque côté ; enfouissement des deux tranches du bout exclus et rétablissement de la continuité du côlon par une anastomose termino-terminale.
Suites: excellentes. Le malade a parfaitement supporté l'intervention.
Contrôle radiologique : avant sa sortie de l'hôpital: L’estomac fonctionne normalement par la G. E.
Nous avons revu le malade le 28 mars 1927. Il se porte assez bien, mais éprouve des douleurs après l’ingestion de certains aliments (lait, bière, etc.).
Contrôle radiologique : Estomac de forme normale. Hyperpéristaltisme spasmodique vers le pylore. Evacuation à reste résiduel relatif, à contracture profonde. Evacuation par le duodénum. Duodénum de passage presque normal. L’anasstomose fonctionne sans particularité. Elle est douloureuse à la pression.
Conclusion : Suspicion d'ulcère peptique persistant en train d'évoluer.
Sch. Joseph, 43 ans. Temps d'observation: 4 ans 1 /2. Temps de latence: 4 ans.
En 1920, commence à souffrir 1/2 heure à 1 heure après les repas. Après une période de calme, les douleurs reprennent en 1022.
Etat à l'admission, le 15 février 1922. Assez mauvais état de nutrition. Douleurs très violentes.
Chimisme gastrique: après repas d’épreuve:
HCI libre HT 020 HCI combiné — 2,22 %o
Pas de sang.
Selles: Pas de sang occulte.
Radioscopie : Estomac dilaté et ptosé. Fort hyper- et antipéristaltisme. Niche très nette au pylore, longtemps visible.
Opération le 18 novembre 1922. Ulcère calleux pénétrant du pylore, versant gastrique. Exclusion par ligature en amont par une bandelette aponévrotique. G. E.
Suîtes immédiates : Très simples. Aucun incident.
Suites éloignées: S’est parfaitement bien porté depuis l’opération, mangeant de tout sans aucun trouble. Tout à coup, en octobre 1926, survient en pleine santé une hémorragie intestinale foudroyante qui le terrasse. Melaena pendant huit jours ; soigné à ce moment à la clinique. On constate :
Anémie aiguë que l’on traite par les moyens ordinaires. Après guérison, contrôle radiologique: Estomac hyperkinétique. La G. E. fonctionne bien. Le pylore ne laisse rien passer. On voit une niche persistante au niveau de l’anastomose (ulcère peptique?). A refusé l’opération et est rentré chez lui. À de temps à autre éprouvé quelques douleurs.
Revu le 24 mars 1927 : Depuis une quinzaine de jours douleurs sourdes continues épigastriques. Quelques selles sanglantes.
Contrôle radioscopique : Evacuation normale par le G. E. Rien par le pylore. L'image de niche n’est plus du tout nette. S'agit-il tout de même d’un ulcère peptique? L'avenir le dira.
Dre. Joseph, 52 ans. Temps d’observation: 4 ans. Temps de latence :
De septembre 1915 à juillet 1916 souffre de troubles gastriques et l’on pose le diagnostic d’ulcère.
En 1917 hématémèses violentes.
Etat à l'admission (1917) : Bon état général. Chimisme gastrique: après repas d’épreuve, HCI libre —13 28/60 HCI combiné — 4,20 %o
Selles: Réaction de Weber très fortement positive. Radioscopie : Estomac de forme et de grandeur normale. Evacuation ultrarapide. Péristaltisme violent.
Opération le 12 décembre 1917.
Estomac fortement dévié à droite par une tumeur grosse comme une prune, située au delà du pylore: ulcère calleux, fixé à droite et en arrière.
Exclusion par ligature en amont avec une bandelette aponévrotique. G. E.
Suites immédiates: Il se produit rapidement des accidents de stase dans l’anse afférente. Le malade vomit, le ventre se ballonne. L'état général s’altère.
Réintervention: le 16 décembre 1917. Anastomose entre l’anse afférente et efférente à la Braun.
Suites éloignées : Se porte parfaitement bien, sans le moindre trouble jusqu’en février 1921.
Février 1921: douleurs sourdes au-dessus de l’ombilic. Vomissements 2 à 4 heures après les repas. À ce moment il existe un point épigastrique très douloureux. L’acidité gastrique est normale: 0,75 %o 1,38 %o-
Les selles contiennent du sang occulte.
Contrôle radiologique : La G. E. fonctionne très rapidement — le pylore fonctionne aussi par intermittences. L’anastomose est très douloureuse à la pression.
En 1923, continue à souffrir.
L’acidité gastrique à augmenté :
HCI libre ATOUT HCI combiné — 3,95 %o
Réopération le 9 janvier 1923 (Prof. Stolz).
Estomac très solidement et très largement fixé au foie, Ulcère peptique formant une énorme tumeur inflammatoire et perforant d’une part dans la paroi abdominale, de l’autre dans le colon transverse.
Résection du colon, du grêle et de la partie gastrique
bordant l’anastomose. Nouvelle anastomose.
Suites opératoires : assez simples, sans incident.
Suites éloignées : Nous avons revu le malade le 21 mars 1927. Il s’est très bien porté pendant deux ans, n’ayant plus aucun trouble, puis les douleurs sont réapparues et des
‘vomissements. Souffre actuellement tous les jours.
Contrôle radioscopique : G. E. située assez loin du pylore. L'estomac commence de suite à se vider par la G. E., mais en très petites portions. La première anse jéjunale ne dessine qu'un filet très mince. Au-dessus de la grande courbure on aperçoit une petite niche, très douloureuse à la pression. L’estomac montre de fortes contractions, surtout au niveau de la région prépylorique qui présente un aspect biloculaire.
Conclusions : Ulcère peptique jéjunal récidivant.
Le malade refuse la réintervention qu’on lui propose avec l’idée de réséquer cette fois l’antre pylorique.
La. Louis, 43 ans. Temps d'observation: 11 ans. Temps de latence: 5 ans.
Depuis 1910 souffre de douleurs gastriques, accompagnées
- de vomissements. Depuis cette époque il a beaucoup maigri.
En 1916 douleurs très violentes 2 à 3 heures après les repas.
Etat à l'admission : Affaiblissement général, amaigrissement. Estomac dilaté sous la paroi, reconnaissable à la palpation.
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Chimisme gastrique: A jeun: on retire une assez grande quantité de liquide contenant des restes de la veille. Après repas d’épreuve :
HCI libre = 2% HCI combiné — 2
Selles : Réaction de Weber négative.
Radioscopie : Estomac très dilaté, atone. Le pylore ne se dessine pas et est imperméable au début. Forte hypersécrétion.
Opération : le 28 février 1916. Sur le pylore même, à son bord supérieur, un petit ulcère typique avec injection de la séreuse, induration, cratère. E. L., G. E,
Suites immédiates : Guérison rapide sans incident.
Suites éloignées: Jusqu'en 1921, c’est-à-dire pendant 5 ans, se trouve parfaitement bien et reprend sa vie normale. Mais en 1921, ayant fait une chute sur le côté, éprouve tout à coup des douleurs gastriques. Un nouvel examen montre qu’il y a encore une 7éfention à jeun: 100 cc. environ de liquide hyperacide :
HCI libre HT OM 00 HC1 combiné = 2,55 %
Après repas d’épreuve l'acidité n’est que de 1,25 à 1,64.
Contrôle radioscopique : le 7 février 1921.
Estomac abaissé et dilaté : fond à quatre travers de doigts sous les crêtes iliaques, en forme de crochet. La G. E. est très haut située, au milieu de la grande courbure et fonctionne très lentement.
Péristaltisme très fort au début.
L’antre pylorique se forme et les contractions y progressent normalement, mais on ne voit aucune évacuation par le pylore. Après 1 /2 heure tout le bas-fond, situé sous la G. E. reste rempli. Après 3 heures encore un reste.
Amélioration par un régime.
Le 16 janvier 1922, vient de nouveau à l'hôpital parce qu’il éprouve des douleurs gastriques et de plus après un traumatisme des douleurs sacro-iliaques. Les constatations sont les mêmes que précédemment.
En juin 1023 commence à vomir presque tous les jours entre 4 et 5 heures du soir, des résidus alimentaires. Il éprouve des douleurs térébrantes épigastriques.
Etat à l'admission: le 18 octobre 1923. Signes de sténose marquée: clapotage, péristaltisme visible.
Contrôle radiologique : Rétention très forte. Après 7 heures. La G. E. fonctionne au début ; plus tard elle ne fonctionne plus. Elle est placée trop haut. Le pylore ne laisse rien passer.
Réopération : le 24 octobre 1923 (Prof. Stolz).
La région du pylore présente de fortes adhérences. De l'ancien ulcère on ne sent ni cratère ni épaississement. Toute la région de la bouche anastomotique est occupée par une tumeur inflammatoire de la grosseur d’un œuf de poule. La séreuse est très injectée. La résection serait très difficile. On sectionne l'estomac au-dessous de la G. E. et on fait sur la tranche gastrique une nouvelle G. E. (Polya) avec une anse du jéjunum sous-jacent à l’U. P.
Suites immédiates : Bonnes. Un examen radiologique pratiqué 15 jours après, montre un bon fonctionnement. Nous n'avons pu retrouver ce malade.
Nous devons une partie de cette observation à l'obligeance du Professeur Levriche
Lu. Frédéric, 39 ans. Temps d’observation : 10 ans. Temps de latence: 7 ans.
En 1916 commence à éprouver des troubles gastriques. A pendant quatre jours des vomissements incoercibles.
En avril 1917, souffre de nouveau deux heures après les repas, vomit après chaque ingestion d'aliments. A des selles noires.
Etat à l'admission: le 14 mai 1917. Etat général bon. Douleur à la pression épigastrique.
Selles : Réaction de Weber positive.
Radioscopie : Péristaltisme vif. Région pylorique peu nette. Duodénum rempli irrégulièrement. Après 2 heures, reste avec péristaltisme encore fort.
Opération : le 19 mai 1917. Ulcère duodénal calleux pylonique 20, Gare
HO dur
Suites immédiates : aucun incident post-opératoire.
Suites éloignées: S'est bien porté qusqu'en 1924 environ, c’est-à-dire pendant 7 ans. À ce moment, a commencé à souffrir de la région périombilicale.
En 1924 il se fait admettre à la clinique médicale B où l’on constate une hyperchlorhydrie: 1,8-2,5 % que l’on attribue à l'absence de régime.
En janvier 1027 on constate chez lui une forte rétention gastrique à jeun (120 cc.), un point douloureux à 4 cm. à
gauche de l’ombilic, une hyperchlorhydrie de:
HCI libre —121050 HClicombnme we
La yadiographie (Dr. Schaaf) montre avec des signes d'hyperexcitation gastrique une évacuation ralentie: après 3 heures 1 /2 encore un reste. et une niche au voisinage de l’anastomose. Le pylore ne fonctionne pas.
Opération le 26 mars 1927 (Prof. Leriche).
Il n'y a plus trace de l’ancien ulcère. Enorme bloc inflammatoire autour d’un ulcère peptique anastomotique. L’anastomose porte sur une partie du jéjunum très éloignée de l’angle duodéno-jéjunal. On résèque la partie jéjunale contenant l’anastomose. On établit une nouvelle bouche.
An. Jacques, 46 ans. Temps d'observation: 8 ans. Temps de latence: 7 ans.
En 1912 éprouve une sensation de pression, de lourdeur, après les repas dans la région épigastrique.
En 1914 on pose chez lui le diagnostic d’ulcère de l'estomac. Continue à souffrir par intermittences jusqu’en 1918. A ce moment, les douleurs sont très violentes.
Etat à l'admission : le 13 septembre 1918. Signes de sténose serrée, Clapotage gastrique.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve :
HCI libre NT GPA HCI combiné = 2,55 %o