‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 105 sur 253 · CARESSER A COUPS DE PISTOLES · texte numérisé non relu

CARESSER A COUPS DE PISTOLES

Alors qu'on vous caresse à rjrands coups de pistâtes,

J'obtiens tout doucement paroles sur paroles. {Suite du Ment., v, -2.)

— COUP d'essai :

Sous vos commandements on force tous obstacles;

On porte l'épouvante aux cu-urs les plus hardis,

El par des coups d'essai vos États agrandis,

Des drapeaux ennemis font d'illustres spectacles. {Pot., à la reine rég.)

Jaloux des bons desseins qu'il lâche d'ébranler.

Quand il ne les peut rompre, il pousse à reculer;

Dobslacle sur obstacle il va Iroubler le vôtre,

Aujourd hui par des pleurs, chaque jour par quelqu'autre;

El ce songe rempli de noires \ isiuns

N'est que le coup d'essai de ses illusions. (/'o/. , i, 1.;

Mes pareils à deux fois ne se fonl pas connoîlre.

Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître. [Le Cid, ii, 2,)

« Coi(/)S d'essai, coups de maltiv; termes familiers (ju'on ne doit

jamais cmplovcr dansle lragi(pn', ■■ dit Voltairi-. On |it'iit Iroiivcr

cette remai(pie si'-vère. Coup d'essai a été employé dans le style l«'

plus soignt' et le plus élevé :

En voilà assez pour des faussetés si vaines. Ce ne sont là que les coups d'essai de vos novices, et non pas les coups dimporlancc de vos grands profés. Pasc.

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