‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 129 sur 253 · DETRUIRE. — DEVANT · texte numérisé non relu

DETRUIRE. — DEVANT

DÉTRUIRE, fiy. :

Le tlroit des rois consiste a ne rien épargner.

La timiJc équité détruit l'art de régner, Pomp., i, 2.)

— DKTui lUE, avec Ir proii. |iors. , se perdre ;

Comme si par ses dons il pouvoit me séduire,

Ou qu'il put m'accabler, et ne se point détruire. {Sur., v, 2.)

On disait d'une manière analogue, ye suis ihHruit, pour je suis [terdu :

Je nuis femme deslruicte, puisque mon cas est si manifeste, que tant de gens le sçavent et en devisent ! [Les cent Nouv. du roi Louis XI , xxvi.) — S'il me trouve, je suis destruit, [Farce d un amoureux.] — Hélas! je suis détruit, je suis perdu , je suis ruiné! (Lariv., Corn, des Esprits, Mi, C.)

DETTE. UK.MEii ET cOiNFEssErt LA DETTE, uier et avouer en même temps :

C'est dénier ensemble ci confesser la dette. L'Illus. com., ii, 8.)

DÉVALER, iieut. et fig., descendre :

Qui ne montera point au rang dont je dévale.

Qu'en épousant ma haine, au lieu de ma rivale. [Rod., m, 2.)

On a dit de même :

Jamais hoiiime qui est monté où je suis, n'en dévala que par force. [Sut. Mén-, Har. de M. le lieuten.)

Décaler s'employait pour descendre, tomber, dans h; style mdde, au propre comme au lig. :

La gresic ne la nége

N'uiil tels lieux pour leur siège.

Ne la foudre oncques la

Ne dévala. RoNS., De l'Élection de son sépulcre.)

DEVANCER quelqu'un en, rrinpoitcr sur lui en :

S'il |)récéda Philiste en vaincs iligniles,

Pliilisle kilevance en rares qualités. Jm Yeuie, ii, 2.)

DEVANT, coinnit' (ivnnt, pn-positioii on adverjie :

Don Fernand étant le premier roi de Castille, et ceux qui en avoient été maîtres rfeia/n lui, n'ayant eu titre que de comtes. [Kxam. du Cid.) Et lors ne pense pas, quoi que tu te proposes. Que de tes volontés devant lui lu disposes. Prépare tes dédains, arme-toi de rigueur, l'iie larme, un soupir le percera le cœur; Et je serai ravie alors de voir vos flammes Brûler mieux que devant, et rejoindre vos âmes. (Lu PI. lloij., ii, 4.)

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