EXTRAIRE. — FACHER
réalit( teuse
réalité ne répond pas. ce doux extérieur, cette apparence flat-
Que m'importe de perdre une amitié si feinte?
Et que me peut servir un ridicule feu,
Où jamais de son cœur sa bouche n'a l'aveu?
Je m'en veux mal en vain; l'amour a tant de force,
Qu'il attache mes sens à cette fausse amorce.
Et fera son possible à toujours conserver
Ce doux extérieur dont on me veut priver. {La Suiv., i, 9.)
EXTRAIRE. EXTRAIRE UN LIVRE, y faire des extraits :
Je voulois vous envoyer le Lexicon Germanico-Thomœum du P, Heserus ; j'ai voulu attendre que j'eusse le loisir de Vexiraire. [Leit. au P, Boulard, 12 avr. 1652.)
FACE, fig., aspect .
Il faut à son exemple avoir ma politique,
Trouver à ma disgrâce une face héroïque. [Pulch , iv, 1.)
— CHANGER TOUTES CHOSES DE FACE, faire changer de face à toutes choses :
Son trépas a changé toutes choses de face. [Tite et Bér. , u, 2.)
FACHER, empkiyé comme terme noble et synonyme d'irriter, d'affliger profondément :
Nicoméde, en deux mots, ce désordre me fâche. {Niconi.. iv, 3.)
Voltaire condamne cet emploi. « Le mot fâcher, dit-il, est bien bourgeois. Ce vers comique et trivial jette du ridicule sur le caractère de Prusias, et fait trop apercevoir au spectateur que toute l'intrigue de cette tragédie n'est qu'une tracasserie. »
Fâcher, au dix-septième siècle, avait un sens plus énergique qu'il ne l'avait du temps de Voltaire, et qu'il ne l'a aujourd'hui, et il s'employait parfaitement dans le style le plus sérieux et même le plus noble. On ne peut certes pas accuser d'avoir un langage bourgeois les auteurs des exemples qui suivent :
Il faisait parier de lui, et souvent par des aventures qui me fâchaient. (M"« de MoNTPE.NS., Mém., 1()88.)