‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 165 sur 253 · FACHEUX. — FAGOTE · texte numérisé non relu

FACHEUX. — FAGOTE

Louis XIV, parlant de la mort de M'"*' de Fontanges , écrit au duc de Noailles :

Quoique j'attendisse il y a longtemps la nouvelle que vous m'avez mandée, elle n'a pas laissé de me surprendre et de me fAchcr. {Extr. de la conesp. de la Jam. 'le Nuailles.)

Il Xe fâche, en ces lieux, d'abandonner ta proie. Racine, Miihrid., ii, 1.)

FACHEUX A, suivi d'un intiuitit, dilïicile, pénible à :

Une vieille habitude est fâcheuse à quitter. (/m»., i, 11, éd. 1G51.)

Mais ces secrets pour vous sont fâcheux à comprendre. 'Vol., v, 2.)

« Ce mot fâcheux n'est pas le mot propre, c'est difficile, » dit Voltaire.

L'acception de Corneille se rencontre dans les écrivains de son temps •

Que cette nuict est longue et fascheuse A passer. (Racan, Berger., i, 1.)

FACILE, dans le sens de complaisant, en parlant d'une femme, employé dans un sens favorable.

A propos d'un vers de Corneille [Othon, ii,1) où cet adjectif est employé , un académicien très-spirituel du dernier siècle a fait cette remarque :

« Nous voyons dans de bons écrivains du siècle passé des expressions qui sont encore dans la langue, mais auxquelles on a attaché depuis une idée, ou plus étendue^ ou trop faniilior(\ ou niùnie licencieuse. Pour donner un exemple, finesse n'a si^rnitié d'abord qu'urtijtce, sublilin-, sorte de prudence. Ce mot a acquis la signification de di'licatcsse, du perjeciion. Un ii\l Jimsse d'csprii, finesse de l'art. Le terme de face, pour dire visaije, n'est presque plus d'usage dans le style noble. Quant a des expressions devenues licencieuses, il ne faut que se rappeler quatre vers d'un poite dont les ouvrages seront immortels a tout autre égard :

Dis-moi donc, lorsqu'Othon s'est offert à Camille,

A-t-il été contraint? A-t-elle clé facile, etc. »

(MoNcniF, Disc, ucud., 10 mars 171-2.)

Corneille a encore dit d'une manière analogue :

De grAce, mon souci , laissons cette causeuse,

Qu'elle soit à son choix /(ici/f, ou rigoureuse,

L'excès de mon ardeur ne sauroil consentir

Que ces frivoles soins te viennent divertir. (Mil., v, 6.)

FACOTE KN, fagott' coiiiine. rvcdTK i:\ \itvi M\t;(»r. i|iii a toute la mine d'un singe :

Femme qui se peut taire A sur moi tel pouvoir et Id droit de me plaira, Qu'eùt-flle en rrui mivjoi tout l.> corps fagoté. Je lui \oudrois donner le prix de la beauté. Le Mnit . i, 4.)

Un auteur secondaire de la fin du dix-septième siècle a copié le vers original de Corneille :

Eût-elle en vrai macjoi tout le cot])s> farjoié,

N'importe, sa laideur seroil ma sûreté. (Campist., Le Jat. désab., v, 1.)

FAIRE, V. a., se ménager, s'assurer :

Dans un péril si grand faim un proiccieur. {Tliéod., ii, 2.)

— FAIRE, avec un nom de chose pour sujet, être l'objet de, causer :

Et je vous consolois, au milieu de vos plaintes,

Comme si noti'e Rome cûifait toutes vos craintes. (Hor., i, 1.}

« On ne fait pas une crainte, dit Voltaire, on la cause, on l'inspire, on l'excite, on la fait naître. »

Blâmer ces expressions, c'est ôter la précision aux vers, on l'a déjà observé. Lorsqu'on dit si fréquemment, avec le sens de causer, cet hymen /àeV ma joie, tu faisma. peine, mes ennuis, mon désespoir, n'est-il pas très-naturel et très-correct de dire avec Corneille : Ton péril fait ma crainte? comme avec Malherbe :

Cet Achille de qui la pique

Faisoil aux braves dllion

La terreur que faii en Afrique

Aux troupeaux l'assaut d'un lion. {Odes, Au Roi, i, 3.)

Ou d'une manière analogue avec Racine :

Un roi victorieux nous a fait ce loisir. [Esili., prol.)

Les exemples- suivants de Corneille sont également irréprochables :

El plus nous approchons de ce grand hyménée,

Plus en dépit de moi je m'en trouve gênée,

Il jaù toute ma gloire, i\ Jaii tous mes désirs.

Ne devroitil pas /dire aussi tous mes plaisirs? {Tiie et Bér., i, 1.)

P'aites-le souvenir qu'il fait seul tous nos \œux.{LesVicl.duroi en 1G67.)

— A LE FAIRE, employé pour à cela, y :

Je lui prête mon bras, et veux dés maintenant,

S'il daigne s'en servir, être son lieutenant :

L'exemple des Romains m'autorise à le faire. [Nicvm., u, 3.)

Voltaire fait une critique minutieuse sur ce dernier vers :

« A le faire. On a déjà dit que celte expression ne doit jamais être admise , elle est ici vicieuse, parce que le faire se rapporte à être, et signifie, à la lettre, faire son lieutenant. >

Cette observation est de la chicane ou de l'inintelligence.

— FAIRE DE l'effhavé, coiiinic faire l'effrayé :

Tantôt en le voyant l'ai fait de l'effrayée.

J'ai changé de couleur, je me suis écriée. [Nicom., i, 5.)

— FAIRE DE LA BETE, comiue 011 «lit faire la bête, pour siyiiilier refuser quehjue chose mal à propos :

i'aijuii autrefois de la bête,

J'avais des Pliilis à la tête. {MéL poéi.)

— IL FAIT DE l'insensible, pour il fait l'insensible :

Il fait de l'insensible, alin de mieux surprendre. {Hodog., iv, 6.)

C'est-ù-dirt', il fait des actes cjui sont d'un insensible, qui sont propres i\ l'insensible.

Faire du, comme faire le, s'employait dans quantité de locutions; ainsi on disait :

faire dl rodo.mont, comme faire le rodomont :

Il fait assez du rodomont, et puis c'est tout.

(C" DE Cramail, Lu Corn, de» Prov., i, 6.)

FAIRE DU REBELLE, comiiie /hîVe le rebelle :

Ne Jeites-\o\is pas du rebelle, Quant à l'armée arrivasies?

(Farte nouv. de Colin, Jilz de Thevvt te maire.)

FAIRE DU SAGE, comme faire le satje :

Cliascun eonlrcfait le seigneur;

Chascun fuwt maintenant du iuiije. Sottie nouv. dei Tromp.)

FAIRE DU MUET, comiiu' faire le muet :

Monsieur, \\ faict du muet.

Il n'a voulu dire nul mut. [Sollic du Hoy des Sotz.)

FAIRE DU MALADi. , comiue faire le malade :

Et que à celle cause feriez du malade. (Le Livre de Troilus, Bibl. eizév., v.)

FAIRE DU CKIART, comiue faire le criart :

Or sus, tien, voylà un liart,

Et ne fais point du criart. (Farce de Jeninol.)

FAIRE Dl SUBTIL, coiniuc f lire le subtil :

Luy qui fait l.ii>l du .\iibtil. (ThÉOPII-, Aiiol. au roy.)

FAIRE DU GRAND, comme ftire le yraml :

Eslans une chose fascheuse, et qui sent trop Ihomme qui veut luire </« yrand, que de se faire attendre. ;Bouchet. Séries, xxvi.)

FAIRE DU rR()i'i!i;TE, commc faire le prophète :

Apparemment Lanoue u'eûi ^o\n\ fait du prophète s'il n'eût eu de ces présages politiques devant les yeux. (Bavli;, Lett. toiuli. Uicom., U>82, p. 52!(.'

FAIRE DU BON VALET, comme faire le bon valet : Ce serviteur /aisawi du bon valet. (Bouchet, Serées, xxvi,)

FAIRE DE LA PETITE BOUCHE, coiTime faire la petite bouche :

Un tel aveu vous surprend et vous touclie :

Mais faire icy de la petite bouche

Ne sert de rien ; l'on n'en croira pas moins.

(La Font., Coni., 2^ p., vu, Le Calend. des vieill.)

On pourrait citer un très-grand nombre de formes analogues ; ainsi : faire du chiche, comme faire le chiche; faire du sourd, comxwe faire le sourxl; faire du vaillant, comme faire le vaillant; faire du grand seigneur, comme faire le grand seigneur, etc. (Dans Palsgrave, Lesclarc. de la lang. franc.)

On disait de même : contrefaire du, comme contrefaire le :

Premier, il vous fault contrefaire

Du saige et du bon entendeur. [Sottie nouv. des Tromp.)

Tousjours avoir bonne pitance,

Et contrefaire du gros bis. [Farce de folle bobance.)

De même, avec le pluriel, faire des, comme fait^e les :

Refaites plus des fins. (Gui.\gore, L'Enlrepr. de Venise.)

Ne faisons pas tant des plaisans. (Cl. Marot, Dial. de deux amour.)

— faire , pour se faire :

Et ces grands cœurs, enûés du bruit de leurs combats.

Souverains dans l'armée et parmi leurs soldats,

Font du commandement une douce habitude

Pour qui l'obéissance est un métier bien rude. [Nicom., ii, 4.)

Cet exemple n'est assurément pas à imiter.

— faire, absol., comme agir, employé dans le style noble :

Soyons à notre tour de leur grandeur jaloux, ■ Et comme ih foiii pour eux, faisons aussi pour nous. (Nicom,, iv, 6.)

Nous vous avons vu faire Et savons mieux que vous ce que peut votre bras. [D. Sanc, i, 3.)

« Faire y dit le commentateur, est ici plus supportable; mais il n'est que supportable. Racine n'aurait jamais dit : « Nous vous « avons vu faire. »

Racine n'a pas employé faire de cette sorte dans ses tragédies, mais il s'en est cependant servi en style soutenu :

M. le duc étoit lieutenant-général de jour, et fit à la Condé, c'est tout dire: (te», à Boileau, 15 juin 1692.)

On trouve de même, dans des (''('ril> tri's-si-rieux :

A l'âge de quinze ans il reçut le inix ;ï un luurnuy (jui fui fait a Rennes, où il estoit allé inconnu, et contre l.i volonté de son père, qui fut ravy de le voir si h'icn faire. (Vulson, Les llomm. illust., Du Guesclin.) — M. D'Alljri'l, avec son régiment de Navarre, a très-bien /(U/. Pelliss., Leit. liUt., Il août 1G74.)

Nous supprimons, comme superflus, quantité d'exemples analogues.

Corneille emploie celte même expression dans ses conn-dies : Mais il n'« Juii i[u'cn homme de courage. {Suite du Ment., i, 4.)

— c'est a lAiRi: A TKi.LK PKuso.NM-: DE, Il n'appartient ([u'à elle tle; il lui ai)partient, il lui convient particulièrement de:

Devant une telle beauté

C'est il } aire ii dos insensibles

De conserver leur liberté. [Ode sur un prompt amour.)

Forme ancieime, qui s'est longtemps conservée :

Mais rf'avoir honncste entretien,

Ou mener vie salutaire.

C'est à faire à un bon chrestien ;

Frère Lubin ne le peut faire. (Cl. Mahot, Bail., Frère Lubin.)

De s'enfler de toute action utile et innocente, c'est à faire à gens à qui elle est extraordinaire et rare. (Montaig., Ess., m, 10.) — C'est à faire aux dieux de monter des chevaux aillez, et se paislre d'ambroisie. (Id., ibid., i\,-2.)— C'est à faire à ceux que les affaires entraisnent en plein hyver, par les Grisons, tieslre surpris en chemin en cesle extrémité. Moy qui le plus souvent voyage pour mon plaisir, ne me guide pas si mal. (Id., ibid., m, 9.) — C'est à faire à M. de Soubize (dit une autre qui estoit freschement revenue de Poictou) de se mettre en frais. Cu'/. de l'.icc., '2' journ.) — Là, mesdames, je vous prie de prendre ce qui se dit icy par forme de devis, et non pas au point d'honneur, car c'est à faire aux honmies de hdébattre, et prévoir ce que nous pouvons dire. [Ibid., 3« journ. ) — VrayemenI, Madamoiselle, c'fsf bien à vous « ynire de parler des financiers comme vous faictes. (Ibid., 5" journ.) — Un autre va répliquer (pie c'est à faire aux ivrognes de battre leurs femmes, et que les gens de bien ne les frappent jamais. ( Bouchet, Serées, iv.) — Ecrivant à Henri IV, son mari, en octobre 1591. elle lui disait en plaisantant que, s'il avait \u la place et la façon dont elle s'y gardait, il jugerait bien à faire à Dieu seul rf'entreprendre de la réduire. (Ste-Belve, Causer.. 7 juin 1^52.) — C'est à faire à celuy (|ui a fait l'ofTence de sentir le mal et la peine que donne au cœur le désir de la vengeance. ( CiiAnnoN, La Sag.. i, 31.) — Je considère le mal iiui se fait dans le monde, et tout ce qui arrive chaque jour sans m'en guère embarrasser. C'est à faire aux sages de baisser la tôte et de prendre du bon biais tant de bizarres événements. (Guy Pati.n, Lctt., cxLvn, l"éd.) C'est à /(/ire rt ceux que la chronique scandaleuse allaijuera rfy prendre garde. Naldé, Mascur., p. \i.) — C'est à faire aux insensés de compter sur une vie qui doit linir. et qui peut tinir à toute heure. (St-Êvrem., Lctt. à M. dcCrruuy.) — C'est à faire aux Gassions, et aux personnes peu considérables par leur naissance, de passer leur vie comme des Cravates; c'est à faire (ides gens désespérés tie commettre la

fortune d'un Ëlal au hasard d'une bataille ; pour lui, que sa condition et sa naissance rendent incapable de bassesse et de folie, il tiendra glorieusement sa place dans les conseils. (Id., Apol. de M. de Becmf.) — Elle lui dit que c'éiuii bien à faire à nn petit bourgeois comme lui de vouloir se familiariser avec une femme de sa qualité. (Sandual, La France (jalantc, La France devenue italienne.)

De même au dix-huitième siècle :

C'est à faire aux castors, dira l'Indien, de s'enfuir dans des tanières ; l'noninje doit dormir à l'air dans un hamac suspendu à des arbres. (J.-J. Kouss., Lcii., à M. Philop.)

On retrouve de nos jours quelques emplois rares de cette locution :

C'est à faire à M. Cousin de donner du prix aux pièces inédites qu'il découvre, aux moindres reliques philosophiques et littéraires qu'il publie; il y met des cadres d'or. Mais après lui, à côté de lui, que deviendra cette mode croissante? (Ste-Beuve, Causer., 19 mars 1849.] — Mais c'est à faire à elle de... (Id., iùid., 22 juin. 1850.) — C'était à faire au dix-huitième siècle et surtout au dix-neuvieme de mettre en circulation ce mot-là. (Id., iùid., 26 mai 1851.)

On rencontre encore fréquemment , avant et après Corneille, c'est à faire à.. «.., au lieu de c'est à faire à., de.. :

Par le vray Dieu, c'est bien à faire à vous à nous réformer. ( Caq. de l'Ace, 2'^ journ.j — Et quoy, pensez-vous point que je sçay que c'est à faire aux hommes, et non aux femmes, à porter hauts de chausses? (Lariv., Les facél. iSuicis de Sirap., vin, ii.) — Mais est-ce à faire aux femmes à lire et manier un livre (la Bible, si hasardeux, qui tué et occist ceux qui le veulent expliquer et manier trop indiscreltement? {Caq. de l'Ace, 2= journ.) — C'est à faire aux esprits bas « ne point pouvoir de telle sorte commander sur eux-mêmes qu'ils ne sachent restreindre leurs appétits et leurs envies. (Souel, Francion, J.) — C'est à faire à lui à produire ses titres. (Naudé, Mascur., p. 43.) — C'est à faire au vulgaire à sentir les fleurs, j'ai trouvé le moyen de les manger et de les boire. (Balzak, Leti., Il, 4.) — Vraiment c'est bien u faire à une villageoise comme vous, à écrire si joliment! (Maucr., Lett. x, éd. L. Paris*.)

De même, sans de ni à, devant le verbe à l'infinitif qui complète le sens :

Estimant qire régner par la merci des Romains e.s(oï< à faire à un esclave ne cherchant que de vivre en délices à son aise, non pas à un prince vaillant et magnanime. (Amyot, Vies, Paul-Ëmile.) — Raisonner sur les affaires, délibérer longtemps, chercher la raison, la vérité et la justice, avec application, selon eux, c'est à faire au vulgaire. (St-Réal, Vsarje de l'hisl., Disc, i.)

On disait aussi : Telle chose est à faire à telle personne :

Je feray bien le pot bouillir Ainsi comme une chamberière, De cela say bien la manière,

' Nous corrigeons le texte évidemment fautif de M. L. Paris.

FAIRl!;. 301

Sans point mouiller mon pain tiedaiis ; Cela est à faire à frians;

Je nie garde de tel afi'aire. [Farce nouv., très-bonne et fort joyeuse de Jcninoi qui Jist un roy de son chat, par faulie d'aulire compaUjnon.)

On aécrit aussi, et l'on trouve encore de nos jours : C'est affaire à, i)our c'est à faire à :

Fiinguer, faire le coniropoint,

C'est aux genlilz hommes affaire. (Coquu-l., Hlonol. des Perruq.)

Car de dire qu'il fera chaud Cest esté, qui ne l'entendroit?

Et de dire qu'il fera froid Cest yver, chascun le sçait bien.

Mais de dire quand et combien,

(^ela c'est affaire aux asnicrs. ( P. Michault, l'ronosi. ijt'nér. pour quatre cvns quulre-vin(jl dix-neuj ans.)

Cest afaire a celuy qui veut eslre jjcntilhomme aller à l'assaut, (.idatj. franc.] — En ces choses il ne faul pas être pitoyable : car c'est affaire ii mauvais médecins. (MoNTLUC, Comment., ii.) — Sic'esioit ii moy affaire, vous ne mangeriez si meschamnient le pain d'autruy comme ?ous faictes. (Lariv., La Consl., i, 1.) — C'est affaiie aux gens des champs et aux bestes de demeurer presque toujours au village. (Id., ibid.) — C'est affaire à des niais de vouloir trouver les choses futures ou passées dedans ces fantaisies- là. (SonEL, Francion, m.) — C'eût été affaire à un Hnssuet de rendre naturels ces contrastes, et de les envelopper dans un même mouvement. (Ste-Beuve, Causer., t. complém., p. 278.)

— Corneille dit encore : c'est .v tAirti: a lu tkmi'S, pour siynificf i[ue le temps viendra à bout d'un sentiment, >aina le déliiiire :

Philiste assurt'ment lient son esprit charmé :

Je n'aurois jamais cru qu'elle l'eût laiil aimé. ALCIDON. C'est ù faire à du temps.

i.A NOLHiucE. (Juitle cette espérance,

Ils ont pris l'un de l'autre une entière assurance.

.Jusqu'à s'entredonner la jiarole et lu foi. (La Veuve, ii, 6.)

— CKST A FAIUI-: .V, c'est inic eiiost! eapahlc d'amener tel ré- .sullal; ce qui doit résulter de là, c'est de :

Et c'est à faire enfin à mourir après lui, {Cin., i, 2.)

« E[ c'est à faire, dit 1»' ei-lt'lu-»' eommentateui' de Corneille^, est encore une expression boui'ufoi-e hors d'usa^-f, mrmc aujourd'hui chez If pt'upli'. *•

Corneille emploie plusieurs lois celte lociitiun :

TiTE. Par elle j'ai vaincu, pour elle il faut périr.

KLAViAN. Seii;iieiir

TiTi:. Oui, Fla\ian, c'est ùjairea iiiniirir

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