‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 170 sur 253 · FAUTE. — FAVEUR · texte numérisé non relu

FAUTE. — FAVEUR

FAUTE. A l'ALTE DE, locutioiî prépositive, coinnui faute de :

A Juute d'être aimée on peut se fane craimlre. [La Tois. d'or, m, -1.)

(loriu'illo emploie souvent cette locution; en particulitn', il s'en sert plusieurs fois dans Pulchérie. On en trouve également, chez différents auteurs, d'assez fré(juents exemples :

Nous ne nous pouvons assés esnierveiller de ce que \ oyons à l'œil l'eMiemiU* où sont reduicles nos affaires, à fuulte de comnioditez pour y pourveoir, vous ne vous rendez plus faciles à accepter les moyens qui vous sont présentez, pour en faire quelque recouvrement, [l.eit. miss, de Henri IV, t. iv, p. 577.) — A faute df suivre l'interprélation que la seule Église catholique donne ii ces livres sacrés, ils sont bien souvent cause de beaucoup de désordres. (N.^uni:, Le Muscurai, in-4', p. 190.)

Hélas! je me suis bien perdu

A faute d'un peu de prudence. (Guoaiui, Les l)cs(juis., m, 10.;

L'usufruitier d'un lief peut, à sa requeste, périls et fortunes, faire saisir le fief ou fiefs, et arrière-fiefs ouverts, mouvans et dependans du lief, dont il jouit par usufruit, à faute d'iiommes, droits et devoirs non faits et non payez. [Texte des coust. de la Prev. et Vie. de Paris, 1GG8, art. 2.)

On trouve aussi : n la faute de :

Je ne puis demeurer plus longtemps en la peine en laquelle je vis depuis liuict jours, à la Jausie d'estre adverty de vos négociations, {f.eit. miss, de lltnn IV, l. iv, p. 970. )

FAUX. l'AItl.KK A 1 Al x :

Lui qu'Apollon jamais n'a fait parler a /aux. [Ilor., i, 3.)

« Parler a faux n'est pas sans doute assez noble, ni même assez juste, observe Voltaire. Un coup i)orte ii faux., on est accusé à faux, dans le style familier; mais on ne peut dire, il porlr n fmx, dans un discours tant soit |)cu relevé. »

On dit mieux , parlrr ftmr :

Comme ils se sentent incapables de tromper, ils nu jicuvent cnure (|iic l'on puisse parler faux. (.M™" ne Mainten., Lcii. Iiist.. Entrel. avec M"* de Fontaine, mai lt)91.)

FAVEUR. i.\ \i:mi! ai \ i»i.iiMi;iiKs iankius, ;.;(»ùl»'r' les derniers [ilaisirs de l'aiiMMir :

Ils avoieiil rendez-vous dans les bois le lendemain au le\(>rdu sidi'il pnm f»i venir aux dernières faveurs. 'Ai'juw. de Clil.)

— KN i"A\i.tit i>i;. à la faveur de:

Jusques en Belle-Cour je vous ai reconduii

Pour voir une maîtresse m faveur de la nuit. Snitc du Vt»/» , iv, 4.)

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